mardi 26 juillet 2016

Herbes hautes : barralien !


Oui, ce titre peut surprendre, mais je n'ai pas trouvé de meilleur adjectif pour qualifier ce nouveau millésime des Herbes hautes by Jeff Carrel (eh oui, encore lui). Cela m'est venu spontanément à l'esprit dès que j'ai senti ce vin, et cela s'est confirmé ensuite en bouche. Maissaveudirekoi ?  me demanderont certains. Eh bien, qu'il ressemble à un vin du domaine Barral en Faugères :  un nez en finesse souligné par une subtile volatile. Une bouche raccord, avec toujours cette volatile qui apporte de la tension et de la fraîcheur. Bon, la finale crayeuse est peut-être un peu moins barralienne. Faut  dire que nous sommes sur argilo-calcaires et non sur schistes. Mais la plus grosse différence n'est pas là. Ce vin, contrairement à ceux de Barral, est abordable dans tous les sens du terme : non seulement vous pouvez en acheter autant que vous voulez, mais le prix est dégressif en fonction des quantités. Bon, je ne saurais que trop vous conseiller d'en acheter d'abord  une pour voir s'il vous plaît  (à  7,90 €) avant d'en commander 24 (à 7 €). Cela évitera que vous me maudissiez s'il a l'heur de vous déplaire.

La robe est grenat translucide.

Le nez est fin et intense sur la framboise kirschée, la prune et les épices, avec une subtile volatile qui apporte de la fraîcheur.

La bouche est pure, élancée, toute en finesse, avec cette volatile qui tend élégamment le vin. La matière démarre soyeuse pour gagner ensuite progressivement en densité et en puissance.

La finale a une mâche crayeuse avec encore cette volatile qui apporte de la fraîcheur, soulignée par des notes résineuses (ciste, eucalyptus) et de menthol.

Un vin évidemment parfait pour accompagner de l'agneau (plutôt rosé que confit). Mais devrait convenir à beaucoup de plats sudistes.