Newsletter mai 2017

LETTRE DE MAI 2017


4 grands thèmes dans cette lettre :

1) Baisse des frais de port et changement de prestataire
2) La mise en place d'un abonnement mensuel de 3 bouteilles
3) Le gel qui a durement frappé le vignoble français fin avril
4) et bien sûr les nouveautés


Nouvelle politique de prix/service pour vos livraisons France et International!

Certains s'en sont déjà aperçus car leur colis ont été livrés en France par TNT Express.
Nous basculons une partie de nos expéditions vers TNT.

Pour 11.90€ seulement, vous bénéficiez

Ce dernier présente plusieurs avantages:
1) une livraison avant 13h (ou début d'après midi pour les communes rurales) et non plus dans la journée comme DPD.
2) une livraison possible le samedi avant 13h, bien pratique pour les clients absents de leur domicile en semaine.

Pour 9.90€ seulement, vous bénéficiez d'une livraison en point relais pour vos commandes de 12 bouteilles max.
Certains points relais acceptent même des colis supérieurs à 12 bouteilles mais il faudra nous contacter au préalable.

Le franco est désormais accessible à partir de 250€ TTC de commande

Avec cette nouvelle politique de prix/service, nous offons maintenant un des meilleurs rapports qualité/prix de la vente de vins en ligne.

Les envois vers nos voisins europées n'ont pas été oubliés, 12 bouteilles vers la Belgique, Luxembourg, Pays Bas ou e Royaume-Uni ont été ramenés à 17.90€ par exemple.


Nous venons de lancer notre box en abonnement. Le principe est simple : l'abonné(e) reçoit chaque mois trois bouteilles que nous avons sélectionnées en fonction de ses goûts (il/elle remplit un petit questionnaire pour que nous puissions les situer). Nous lui conseillons quelques accords mets et vins avec ces cuvées, histoire qu'il en profite au mieux. Le coût ? 33 € par mois, port inclus (pour la France). L'abonnement est pour l'instant de 3 mois ou de 6 mois. On verra par la suite si l'on en fait des plus longs...

Photo: château Barouillet
Peut-être par le plus grave événement de la viticulture européenne depuis 1991. Le gel des vignes fin avril dans de nombreuses région françaises, mais aussi en Allemagne, Espagne, Autriche, Suisse, Hongrie, Angleterre...  Parmi "nos" vignerons touchés : Francis Boulard, Benoît Tarlant, le château Jonc Blanc, le Champ des Treilles, le Château Barouillet, Nadia Lusseau, le Mas des chimères, les Sabots d'Hélène, la Grange aux belles, le Clos Tue-Boeuf, Mas del Périé... et hélas sûrement encore beaucoup d'autres. 

Première conséquence : le millésime 2017 sera rare  (quand ce n'est pas nul) chez ces producteurs. Ce qui entraîne une seconde conséquence : les prix de leur vins vont augmenter afin de compenser partiellement le manque à gagner. Afin de les soutenir, nous ne pouvons qu'encourager nos clients à rester fidèles à ces vignerons. Et puis croisons les doigts pour que ça ne recommence pas de sitôt.


Place aux vins maintenant 





Nous avons rencontré ce couple de vignerons lors de divers salons bio/nature. Nous avons goûté et regoûté leurs vins. À chaque fois, c'est un coup de coeur. Un peu dans l'esprit d'un Jean-Michel Deiss, ce couple privilégie la complantation, et donc les assemblages de plusieurs cépages dans les cuvées. Il en résulte des vins qui font bien penser à l'Alsace ... tout en s'en écartant sensiblement. Le plus bluffant, peut-être, est qu'ils sont vinifiés et élevés sans sulfites.

Il faut tout de même avoir un minimum d'affinité avec le Gewurztraminer car il apparaît dans la plupart des cuvées. Mais il n'y en a que les côtés positifs (rien d'entêtant ou de too much). Si vraiment vous bloquez, le Sentier au Sud n'en contient pas (Riesling et Pinot gris).

Julien Meyer


Nous venons d'être réapprovisionnés en Crémant Nature : il a changé de nom même si le contenu est le même. Il s'appelle désormais les bulles d'Emma. Nous avons reçu en même temps une petite rareté : un Sylvaner Zellberg 2000 élevé cinq ans sous voile.

Roland Schmitt


Nous avons aussi récemment reçu les nouveaux millésimes des cuvées du domaine Schmitt : 2015 pour le Sylvaner, le Pinot noir et le Riesling Glintzberg. 2016 pour le Muscat et le Gewurztraminer Glintzberg

BOURGOGNE

Viti Vini Vinci


Les 2015 de Nicolas Vauthier sont arrivés. Ce diable d'homme fait déjà de jolies choses dans des millésimes difficiles. Alors imaginez les vins qu'il peut sortir dans une belle année... Eh bien voilà, c'est exactement ça ;-)

JURA

Valentin Morel


Trois vraies nouveautés chez Valentin Morel : deux cuvées de Savagnin très différentes : l'une est ouillée – le Naturé – l'autre ne l'est pas – le Savagnin. La première est marquée par le coing et les fruits blancs séchés (pomme, poire) avec une acidité traçante façon laser assez impressionnante. La finale est puissante, crayeuse, interpellante. Un futur grand vin. La seconde a un nez subtil de noix et de fenugrec. La bouche est plus ample et aérienne, avec une acidité plus en retrait. La finale est intense, très épicée, avec une belle persistance sur le curry. Un joli oxydatif d'initiation, car pas marqué par ces notes d'éthanal et d'alcool à brûler qui peuvent décourager le novice. 

On avait dit trois ? Ben oui : il y a aussi un vin "orange" issu du Chardonnay. La robe est vraiment orange. Le nez évoque la liqueur de noix où l'on aurait ajouté un peu de Grand Marnier. La bouche est tendue, avec une matière très concentrée, tannique sans trop l'être, d'une grande intensité aromatique. La finale est raccord, mais en montant encore tout d'un cran en puissance et en tannicité. On est un peu dans le "monstre oenologique". Mais un joli monstre. Et surtout un bel exemple de vin orange réussi : on se dit que l'expérience n'a pas été faite en v(a)in. 


LOIRE

Les grandes vignes


L'un des objectifs de Millésime Bio 2017 était de trouver un vigneron ligérien qui produise des vins bons, bio, peu ou pas sulfités ... et abordables. Nous avons trouvé tout cela chez Jean-François Vaillant, avec un cadeau bonus : il est en biodynamie. En mars, nous avions démarré avec les rouges, le délicieux rosé d'Anjou, et les bulles, de qualité et originales (lire ICI). En plus d'un réassort des plus nécessaires, nous venons de recevoir un Anjou blanc (non sulfité), un Chenin demi-sec (juste 10 mg/l de SO2 ajouté), un Coteaux du Layon et un Bonnezeaux (beaucoup moins sulfités que 99 % des liquoreux). Nous avions goûté les liquoreux fin janvier : ils étaient superbes. L'Anjou blanc a vraiment la classe, et le Chenin demi-sec est une véritable gourmandise (lire ICI).

Philippe Tessier 


Autre nouveau vigneron référencé : Philippe Tessier. Les amateurs de (Cour) Cheverny le connaissent depuis longtemps. Nous aussi, mais nous avions peur de faire double-emploi avec le Domaine des Huards. Et puis, à force de les regoûter, nous nous sommes dits que ça n'avait pas grand chose à voir. Alors hop, on distribue les deux ! Pour l'instant, nous avons pris deux cuvées : les Sables (lire ICI) et Coganis (lire ). 

La grange aux belles


Le millésime  2016 est particulièrement réussi à la Grange aux belles. Le Vin de jardin, d'une rare gourmandise, n'a jamais été aussi "glouglou". La bouteille se descend à une vitesse dangereuse... (lire ICI). La Chaussée rouge n'a rien à lui envier : un fruit intense et une fraîcheur éclatante. Un régal !

Clos du Tue-Boeuf


Chez les Puzelat, 2016 est également très sympa, que ce soit le p'tit blanc (Sauvignon) ou le vin rouge (Gamay).

Domaine de l'R


Entre les différentes cuvées, on jongle sur pas moins de trois millésimes : 2016 pour le Canal des Grands Pièces (rond, fin, belle tension et fruit expressif), 2015 pour les 5 éléments (en un mot : élégant) et la Familia (en une onomatopée : miam !) et 2014 pour Les folies du noyer vert (frais et classieux). D'année en année, Frédéric Sigonneau gagne en précision tout en ne perdant pas en gourmandise. Tout en gardant des prix très raisonnables. Merci, l'ami !

Marionnet


Une partie des francs de pied du domaine Marionnet, avec qui nous travaillons depuis 15 ans (eh oui ils faisaient partie de la gamme des 12 vins du début en 2003) revient dans notre entrepôt. Welcome au Sauvignon Vinifera 2016Chenin ViniferaGamay de Bouze 2015 et Renaissance 2016. Ce dernier est en fait la cuvée Gamay Vinifera mais vinifiée sans sulfites ajoutés. Une vision du Gamay que nos ancêtres buvaient (peut-être) il y a deux siècles.


Cave Verdier-Logel


Après des 2015 d'une richesse et d'une concentration impressionnantes, nous retournons en 2016 à des vins plus en finesse, avec des notes florales et bien sûr la signature du millésime : fruit intense et fraîcheur (avec des acidités moins marquées que 2014). Dégustés avant leur mise en bouteille en février, ils étaient extra. Ils sont pour l'instant encore un peu fermés suite à celle-ci, mais gageons que d'ici l'été, ils vont s'ouvrir. Vos papilles seront alors à la fête sans que votre porte-monnaie en pâtisse (lire notre article ICI).  

BEAUJOLAIS

Léonis (Raphaël et Christelle Champier)


Léonis est une des grandes découvertes de la Dive : tout était au minimum très bon. Et la plupart du temps excellent. Nous ne pouvions pas ne pas les référencer. Le soufre est absent des vinifications (éventuellement 10 mg/l à la mise) et cela ne se ressent pas du tout : pureté et gourmandise sont aux rendez-vous. Si le Brulius et le Mont Brulius gagnent à être attendus (lire ICI), Lurons et Buissonnante sont accessibles dès aujourd'hui. 


RHÔNE

Domaine Barou


Le deuxième objectif à Millésime Bio était de trouver un Saint-Joseph bon, bio, au prix pas trop excessif. Après avoir bu de nombreuses cuvées chez divers producteurs – dont beaucoup étaient trop puissantes et concentrées – notre quête a abouti au domaine Barou. Tout était au top : les blancs, les rouges, les vignerons... Du coup, dès la semaine suivante, une palette arrivait à l'entrepôt. Il faut croire que notre enthousiasme a été communicatif, puisque nous avons déjà dû refaire une deuxième commande... Pour découvrir les différentes cuvées du domaine, ça se passe  

Mont Thabor


Dans notre précédente newsletter, nous vous avions parlé de notre tout récent référencement du Château Mont-Thabor. Depuis, le 2012 est épuisé. Nous l'avons remplacé par du Châteauneuf 2013, au style étonnamment plus évolué. Il nous reste encore un peu de 2014, qui fait beaucoup plus jeune, mais dans un style plus diaphane particulièrement craquant (dépêchez-vous car il va être épuisé). Et nous venons de faire rentrer le Côtes du Rhône et le Châteauneuf 2015. Le premier est proche de l'esprit du 2014, avec une finale plus harmonieuse. Le second est le plus puissant des trois millésimes que nous avons goûtés, avec déjà une belle complexité aromatique. Mais il reste bien équilibré, avec des tannins très fins, de la fraîcheur. Alors qu'il n'est qu'au début d'une longue vie, il joue déjà au séducteur : un client qui l'a goûté en notre compagnie en a acheté de suite six bouteilles !

PROVENCE

Dupéré-Barrera


Plusieurs nouveautés chez Dupéré-Barrera : histoire de cultiver le paradoxe, on va démarrer par The Last One. Issu de vieilles vignes de Grenache sur sols argilo-calcaire, il offre une finesse, une fraîcheur, et plus encore une profondeur, assez rares en Provence. Cette cuvée nous semble parfaite pour un cours de dégustation afin d'illustrer le Grenache.

Pour la première fois, nous proposons du Bandol India dans les 3 couleurs : le rouge évidemment, le blanc – après une longue absence – et le rosé. En parlant de rosé, le En caractère 2016 est arrivé. En plus d'avoir la robe très pâle comme tout bon Rosé de Provence, il a du fond (ce n'est pas que de l'eau légèrement colorée). À moins de 10 €, il fait partie des incontournables de  l'été qui s'annonce. 

LANGUEDOC

Costes-Cirgues


Chez Costes Cirgues, nous avons reçu deux nouvelles cuvées sans sulfites ajoutés : le rosé Point du jour et le Parrain. Le premier est intense, séveux, épicé et frais. Un rosé de repas qui pourra accompagner les plats épicés (coucous, paëlla, tajine...) mais aussi des grillades. Le Parrain 2015 est une cuvée parcellaire 100 % Mourvèdre. La famille Althoff l'ayant trouvé exceptionnel dans ce millésime a décidé de ne pas l'assembler à une autre cuvée. Un vin puissant, concentré, épicé, qui demandera un plat qui lui ressemble (agneau de 7 heures, par exemple). 


Robin, le benjamin et oenologue de la famille, a monté une micro-structure de négoce : sa 1ère création est Le Syrault, un assemblage Syrah-Cinsault sans sulfites ajoutés (et en bio non officiel, car le volume de raisin était trop faible pour que ça vaille le coup de le certifier). Le résultat est des plus réussis, même s'il demande encore quelques mois pour s'épanouir : nous en parlons ICI.

Jeff Carrel 


Eh oui, encore une nouvelle cuvée de Jeff Carrel : un Roussillon plutôt atypique puisqu'il ne contient pas une grappe de Grenache noir. L'assemble comprend 2/3 de Carignan centenaire planté à 300 m d'altitude, juste au pied du Mont Canigou (d'où le nom de la cuvée : Sous la montagne). Et 1/3 de Syrah. Le tout est vinifié et élevé en cuve béton pour n'avoir que le goût du raisin.  Pour découvrir cette cuvée actuellement en promo (8.42 au lieu de 9.90 €), il faut aller .

Et puis, sinon, LBV est de retour. LBV, comme son nom ne l'indique pas, c'est un Sauvignon du Roussillon bien mûr vinifié et élevé en barriques durant 18 mois. Les amateurs de vins vifs et citronnés risquent de ne pas y trouver leur compte. Par contre, il devrait plaire à ceux qui aiment les vins riches et démonstratifs (sans tomber dans la caricature). Plus de détails ICI.

Les terrasses de Gabrielle


Deux nouvelles cuvées chez ce domaine aimant sortir des sentiers battus : Zero just for one day, hommage à Bowie 100 % Cinsault ... et zéro soufre ajouté. Un vin juteux, gourmand, très fruité, ne faisant pas du tout "vin naturel" (accessible à tout public, donc). Et puis Honi soit qui mal y pense, un rosé 100 % Braquet (ou Brachet), un cépage du comté niçois qui donne naissance aux rouges du Bellet. Un rosé ample, élégant, épicé, avec une acidité fine et traçante. 


Christophe Barbier


Le Terres salées blanc 2016 est arrivé. Nous savons que beaucoup d'entre vous l'apprécient tel qu'il est dans sa jeunesse. Néanmoins, au risque de nous répéter, nous vous incitons vraiment à le laisser reposer en cave durant 5 ans avant d'ouvrir la 1ère bouteille. C'est vraiment autre chose !


BORDEAUX

Château Beynat


Les (bons) hasards de la vie font que nous avons fait connaissance avec le Château Beynat (AOP Castillon Côtes de Bordeaux). Une dégustation exhaustive au salon des Vignerons bio d'Aquitaine nous convainc de la qualité des vins présentés. Puis un passage au domaine dix jours plus tard nous démontre le sérieux et la sincérité de la démarche. Les vins sont re-dégustés sur place. Puis re-re-dégustés en nos bureaux. Verdict : des Bordeaux comme cela méritent non seulement d'être connus, mais peuvent réussir à séduire beaucoup d'amateurs qui avaient déserté cette région viticole, faut de vins enthousiasmants. Même les rosés, Pink et Floyd, sortent vraiment de l'ordinaire.

Pour découvrir le domaine et les différents vins, nous vous renvoyons à cet ARTICLE.

SUD OUEST

L'Ancienne cure




Afin de compléter notre offre en Bergerac rouge accessible (car le Bergecrac de Barouillet n'est hélas pas disponible toute l'année), voici Jour de fruit 2015 de l'Ancienne cure, un domaine réputé de la région qui s'est converti au bio il y a une dizaine d'années. Le Merlot domine (80 %), mais il donne ici un fruit d'une parfaite maturité (coulis de mûre/myrtille), avec une belle assise calcaire qui lui apporte vigueur et  fraîcheur. Tout l'esprit du Sud-Ouest pour un prix abordable (8 €).  

Jonc blanc


Au départ, Franck Pascal avait créé Pure T , ce qui faisait un jeu de mot sympa, et surtout l'un des plus beaux 100 % MerloT du Bergeracois. Et puis, lorsqu'il a appliqué le même concept avec d'autres cépages, le jeu de mot a moins bien fonctionné. Pas grave. Voici donc Pure M qui se décline en (Gros) Manseng et en Malbec. Le blanc, nous en disons beaucoup de bien ICI. Le rouge, lui, mérite vraiment son nom : tout est PUR dans ce vin, finale incluse.

Puisque l'été approche, parlons aussi du Vin en rose : longtemps adepte des rosés intenses et vineux, le vigneron a mis de l'eau dans son vin (métaphoriquement, hein). Si l'on est loin d'un rosé incolore à la provençale, son Vin en rose n'est issu que de pressée de Merlot et de Cabernet Sauvignon.Il a une couleur "pétale de rose", avec le fruit du Merlot et la fraîcheur du Cabernet. Il peut se boire juste pour lui-même , à l'apéro, ou accompagner tout un repas.

Château de Plaisance



Au Château de Plaisance, nous avons finalement pris le Fronton "générique" qui s'avère frais et gourmand pour un prix raisonnable (8 €). L'assemblage est des plus atypiques : 50 % Négrette, 26 % Syrah, 15 % Cabernet Franc et 9 % Gamay. Étonnant, non ?


Bordaxuria 


Nous avons reçu il y peu l'Irouléguy rouge 2015. Nous n'en recevront certainement pas d'autres car les quantités sont très contingentées. Ne tardez donc pas trop pour l'acheter (déjà la moitié de partie...).

VINS ETRANGERS

ARGENTINE


Beaucoup d'entre vous ont dû avoir des expériences pas forcément heureuses avec des vins argentins : souvent riches en alcools, boisés, limite sucrailleux. Nous vous proposons de vous faire une nouvelle idée des vins de cette région en partant en Patagonie. C'est à 850 km au sud de Mendoza. Ramené chez nous, c'est comme si vous passiez du Roussillon à Chablis. Ajoutons que les vignobles sont à 350 m d'altitude. Résultat : des vins fins, frais, élégants, très digestes – même le Malbec qui est ici totalement transcendé. Quant au Pinot noir ou au Chardonnay, on les situerait en Bourgogne à l'aveugle.... 
AUTRICHE


Oui, encore un Riesling étranger. N'en avions-nous pas suffisamment avec nos allemands, autrichiens et allemands ? C'est ce que nous nous disions avant de déguster ce Fuchsentanz de Diwald, un pionnier de la bio en Autriche (depuis 1980). Il nous semblait très différent de tous les autres déjà référencés. Un mélange de  zénitude et de gourmandise. Une évidence totale. Nous n'avions pas le droit de ne pas l'acheter.  C'est fait. Pour en savoir plus, c'est  ICI.

ESPAGNE


On comprend pourquoi l'Espagne taille des croupières à la France dans les "petits vins pas chers" car il faut admettre que ses producteurs réussissent à sortir des cuvées avec des super rapports qualité/prix. En témoignent ce Verdejo 2015 de l'appellation Rueda (8.00 €) ou ce Rioja 100 % Graciano (7.90 €) qui en remontreraient à nombre de vins français plus onéreux. 


Bon, l'Espagne, ce n'est pas que des "petits vins pas chers". Nous venons de rentrer deux vins de Priorat, qui l'une des régions les plus réputées d'Espagne. Elle est un peu l'équivalent de notre Roussillon (sols de schistes) si ce n'est que les cépages dits "améliorateurs" ont plus la possibilité de s'exprimer. Il faut dire qu'il restait beaucoup moins de vieilles vignes là-bas, et qu'il a fallu repartir de zéro. Josep Ardèvol s'est lancé il y a une vingtaine d'années en replantant à peu près tout sur des parcelles entre 400 et 500 mètres d'altitudes. Aucun herbicide/pesticide si ce n'est du soufre (pas de cuivre). Sa cuvée Anjoli 2015 comprend  50 % de Cabernet Sauvignon et 50 % de Grenache. Elle demande encore à être attendue, et devrait être superbe dans 5 ans lorsque le Cabernet dévoilera ses arômes tertiaires. Sa cuvée Coma d'En Romeu 2013  est plus riche et complexe, dû à un assemblage différent (50 % Cabernet Sauvignon, 20% Merlot, 20 % Syrah et 10% Grenache). Elle demande elle aussi à être encore attendue, mais elle est déjà bien séduisante. Dans les deux cas, la fraîcheur aromatique – et même structurelle – apportée par le Cabernet est impressionnante. 

ETATS UNIS


La Petite Sirah (sic) est un cépage français né accidentellement de la rencontre entre la (grande!) Syrah et le Péloursin. Le docteur Durif l'a repéré et multiplié à la fin du XIXème siècle pour sa résistance au Mildiou (d'où son autre nom : Durif). On ne peut pas dire que ce fut un grand succès en France. Ce cépage est surtout connu outre-atlantique, que ce soit aux USA ou au Mexique (dont la célèbre La Cetto). Ceux qui recherchent les vins riches en polyphénols trouveront ici leur graal : 330 mg/l, soit deux fois plus que le Cabernet Sauvignon. 

Cette cuvée est un assemblage de Petite Sirah (95 %) et Zinfandel (5 %) issu des meilleurs lots de chaque parcelle. Il est élevé 18 mois en fûts de chêne français (25 % neufs)

La robe est pourpre sombre totalement opaque.  Le nez intense évoque la crème de fruits noirs (mûre, cerise, prune), le cacao  et les épices douces. La bouche est ronde, de belle ampleur, avec une matière dense et veloutée  sans rien qui ne dépasse ou n'accroche. À ce niveau de puissance et de concentration, c'est rarissime et montre un sacré savoir-faire. Le fruit noir règne en maître, pas du tout écrasé par le bois. Il y a également une bonne fraîcheur pour un vin californien. On pourrait aimer plus de folie et de complexité. Gageons qu'elles viendront avec le temps (5 ans ?).

La finale cacaotée/saline dévoile un peu plus les tanins sans qu'ils ne se montrent particulièrement durs. Un vin incontestablement civilisé.  



Nous venons aussi de faire rentrer un Cabernet Sauvignon et un Zinfandel de Paul Dolan, un domaine en biodynamie de la "Russian river". Nous goûterons et vous en reparlerons... 

ITALIE


Ce Chianti Classico de la Fattoria Casaloste  est totalement différent des autres Chianti que nous avions jusqu'à maintenant. Il serait facile de dire qu'il est plus aristocratique puisqu'il est produit par le Marchesi d'Orsi di Villanova. Mais il y a un peu de ça ;-) En tout cas, un marquis branché, car en bio depuis de nombreuses années, et en autonomie énergétique (carburants inclus) depuis 2010. 

NOUVELLE ZELANDE


Si ce Sauvignon (BIO) de Nouvelle-Zélande avait ressemblé à certaines caricatures locales, nous ne l'aurions pas sélectionné. Mais voilà : il est de notre point de vue supérieur à pas mal de Sancerre et Pouilly-Fumé dans un style fin et précis. Certains feraient bien de s'en inspirer. Le Pinot noir (BIO) est lui aussi très bien, dans un style aérien/évanescent...  mais tout sauf creux. Pour en savoir plus, lire ICI et

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