Newsletter printemps 2014



L'actualité de ce printemps sera marquée par une nouvelle étape dans le développement de votre site préféré.
Notre activité étant gourmande en trésorerie pour pouvoir vous offrir encore plus de choix, nous allons utiliser les services d'une plateforme de financement participatif (ou crowdfunding).
Le projet n'est encore qu'à ses débuts. Reste à définir précisément la destination des investissements, en vins, cela va de soi, mais aussi en publicité -nous avons d'excellents résultats sur Google Adwords!- et enfin en amélioration des fonctionnalités du site.
Nous allons ensuite chiffrer nos besoins et définir le mode de rémunération. Le choix de la plateforme n'interviendra qu'en dernier, en fonction de nos besoins. 

En tant qu'utilisateur, n'hésitez pas à nous transmettre vos remarques sur le fonctionnement du site et les améliorations que nous pourrions apporter par retour d'email. 

Nous croisons les doigts pour que le gel printanier épargne le vignoble. Excepté le pourtour méditerranéen, 2012 et 2013 ont offert des faibles rendements (voire très faibles d'où les hausses de prix pour certains) en général, il est fort probable que des vignerons mettent la clef sous la porte si 2014 suit le même mouvement.



Enfin, sont annoncés pour la semaine 15, une palette de Patrick Meyer mais sans le crémant. Pour ce dernier il faudra attendre début mai. Une palette de Chianti est également attendue d'ici peu par le fameux Chianti Riserva de Majnoni mais aussi les vins du domaine Casale. Nous avons regoûté les vins de ce dernier à Millésime Bio et nous nous sommes dits qu'il n'était pas possible de passer à côté de ses Chianti (terroir de Sienne) et de son délicieux BIB Giovannino. A découvrir d'urgence. 

Pietro Majnoni à gauche, Giovanni Borelli à droite (à Millésime Bio) 


Viennent d'arriver, un blanc et un rouge du Domaine Modat et les Collioure et Banyuls du Domaine Pic Joan  

ALSACE

Valentin Zusslin


Nous vous l'avions annoncé dans la dernière newsletter : nous avons référencé une partie de la gamme du domaine Valentin Zusslin. En biodynamie depuis une quinzaine d'années, il produit des vins fins, purs et tendus. Tout ce qu'on aime ! Signalons que le tarif caviste nous permet de vous  proposer tous les vins au prix propriété (ça, on aime aussi !)


Comme son nom ne l'indique pas, l'Auxerrois serait originaire de la Lorraine et fait partie des cépages des Côtes de Toul. En Alsace, il sert avant tout à la production des crémants auquel il apporte de la rondeur et de la fraîcheur, et dans le Klevner (et non Klevener) où il est assemblé avec du Pinot blanc. Depuis l'analyse de son ADN par l'université de Davis, on sait aujourd'hui qu'il exactement les mêmes parents que le Chardonnay, l'Aligoté ou le Melon de Bourgogne, à savoir le Pinot noit et le Gouais blanc (et l'on comprend mieux alors l'origine de son nom...).  On le retrouve à l'état pur dans ce Pinot Auxerrois Vieilles Vignes 2011. C'est un beau vin sec de gastronomie, au nez fruité et floral. Il est frais, désaltérant par ses notes de fruits bien mûrs. Sa persistance enveloppante rappelle les arômes du nez, avec en plus des notes de fruits secs et de miel.


Voici le commentaire du domaine sur le Riesling Bollenberg 2011 : "Les amateurs de vin blanc ciselé, franc et direct ne seront pas déçus. Nous travaillons notre riesling Bollenberg comme un Grand Cru, et pratiquons donc un tri extrêmement rigoureux où seul les raisins mûrs (dorés) sont sélectionnés. La couleur est typique de nos rieslings : jaune or brillant avec de beaux reflets or blanc. Au nez, malgré sa jeunesse les arômes se bousculent : fruits exotiques, fleurs d’acacia, bouillon blanc, brioche toastée mais pour l’instant, c’est surtout la minéralité et la fraîcheur qui mènent la danse. En bouche vous êtes immédiatement piqués au vif par la fougue juvénile du vin. Mais heureusement l’équilibre est là avec le gras (signe de grande maturité). La finale n’en finit plus de vous faire saliver. Aromatiquement le temps doit encore faire son travail, cependant, comme au nez, une jolie palette d’arômes est déjà reconnaissable : zestes d’agrumes, pierre à fusil, anis,… Ce vin qui n’a même pas 2 ans est pourtant digeste et n’aura pas peur d’affronter les dix prochaines années."



Le Clos Liebenberg (3 ha) est exposé sud-est à l'extrémité de la colline du Grand Cru Pfingstberg, plutôt exposé plein est. Il est donc plus précoce, offrant des vins plus ronds et d'évolution plus rapide que ceux du Pfingstberg. Il est d'ailleurs intéressant de goûter le Riesling du Clos et du GC Pfingstberg en parallèle  sur un même millésime (c'est possible sur le millésime 2008, les deux étant disponibles sur notre site). Le Clos commence à "pétroler" doucement alors que Pfingstberg reste encore sur des notes de fruits exotiques. 


Quand on parle du loup du Riesling, voilà le Riesling GC Pfingstberg 2008. Sur l'un des plus beaux millésimes des dix dernières années, ce vin conjugue maturité, précision et fraîcheur. Toute la critique professionnelle le classe comme une grande réussite. Voici ce qu'en dit Jacques Dupont : « Un joli tri confère à ce grand cru un confit qui ne bascule pas dans l’exubérance. La bouche se révèle à la fois dense et serrée. Sa belle acidité et sa plaisante fraîcheur lui donnent relief et persistance ». 17/20




Le Pinot noir Bollenberg 2010 est produit "à la bourguignonne" en cuve ouverte avec deux pigeages quotidiens, puis un élevage en barriques. Il n'y a pas de macération préfermentaire pour limiter tout mauvais développement bactérien. Voici ce qu'en dit le domaine : "cette cuvée est issue de nos belles sélections du Bollenberg. Le 2010 est d’une couleur rouge intense, pourpre presque opaque. Le nez nous dévoile de magnifiques arômes de cerises griottes qui évoluent vers les petits fruits rouges. En bouche, c’est le croquant de la framboise et de la fraise fraîche qui nous conquiert et se marie à merveille avec le côté légèrement toasté. La juste maturité des raisins nous confère de jolis tanins soyeux et bien fondus et nous dévoile son caractère. Equilibre et persistance en fin de bouche font de ce vin un allié gastronomique de taille sur la traditionnelle épaule d’agneau ou pourquoi pas sur une forêt noire revisitée ! La richesse du millésime nous promet un grand vin de garde, mais nous autorise à également à nous faire plaisir sans attendre !

Une originalité sur cette cuvée : proposée sans soufre ajouté ! La matière et le parfait état sanitaire ont permis à cette cuvée d’aller jusqu’à la mise en bouteille sans aucun intrant œnologique : 100 % raisins (SO2 total : 16 mg/l dont 9 mg de libre).



Avec le Pinot noir Bollenberg Harmonie 2009, on passe un cran au-dessus, avec une richesse et une concentration dues au millésime. Ceci dit, le soyeux et l'acidité sont toujours présents pour amener un équilibre à ce pinot noir superlatif.


Zind-Humbrecht


Voici les commentaires du domaine sur ce Riesling Herrenweg de Turckheim  2012 : 

Mise en bouteille : 2/2014 ; Alcool acquis : 12.6° ; Sucres résiduels : 4.4 g/l ; 3.8 g/l H2SO4, pH: 3.1; Rendement: 60 hl/ha ; Optimum de dégustation : 2016-2027 ; Age moyen des vignes : 47 ans ; Terroir : graves du quaternaires ; Indice : 1.
Le Vignoble du Herrenweg est situé sur le cône de déjection de la rivière Fecht, à la sortie de la vallée de Munster, sur des sols très chauds et bien drainés. La fin de saison 2012 était chaude et sèche, et c’est pourquoi on trouve une grande différence de style entre les vins issus des vignes les plus jeunes et les plus vieilles (plus de 40 ans). L’enracinement plus profond est l’un des facteurs important qui explique une maturation plus régulière et une présence minérale plus marquée dans les vins. Nous utilisons uniquement les vignes les plus âgées pour produire ce vin, toutes les autres ont été déclassées dans notre Riesling 2012. Un récolte saine et une maturité idéale en sucre auront permis aux levures indigènes de fermenter ce vin sec.

Dégustation février 2014 :  couleur jaune brillante légère. Le nez est encore discret pour ce terroir, qui est probablement encore sous l’influence de l’élevage long sur lies totales. Avec le temps et une forte aération, le nez développe un fruité subtil avec des arômes classique d’amande et une belle présence minérale. On retrouve un impact du terroir assez inhabituel car le Herrenweg est un terroir qui s’efface souvent devant le cépage. Cette sensation est confirmée au palais par une belle acidité sapide à l’attaque. Le vin est sec en bouche, tendu et possède une structure délicate. Voilà un Herrenweg à l’aspect très sérieux.



Idem pour le Clos Haüserer 2012 : 


Mise en bouteille : 2/2014, Alcool acquis : 12.6°; Sucres résiduels: 4.5 g/l ; 3.9 g/l H2SO4, pH: 3.1, Rendement: 55 hl/ha ; Optimum de dégustation: 2015-2032+ ; Vignoble planté en 1973. Terroir : Marnes calcaires de l’oligocène. Coluvium de pente. Exposé est, très faible pente. Indice 1.

Le profil climatique de l’année 2012 n’aurait pas pu être plus favorable au Clos Häuserer. Un début d’année humide avait provoqué une belle pousse végétale où la vigne avait pu s’exprimer pleinement. Un septembre chaud et sec avait empêché le développement de pourriture et grâce à une montée en sucre très lente, il fut possible de récolter tard des raisins ayant une maturité physiologique parfaite, sans excès de maturité technique. De par sa situation au pied du Grand Cru Hengst, on retrouve dans le petit terroir du Häuserer toute la richesse minérale des marnes calcaires. Certes, l’excès de vigueur était le point noir de ce terroir dans sa jeunesse, mais les années passant, les vignes ont trouvé l’équilibre, permettant de récolter des raisins ayant une belle acidité mûre. Comme beaucoup de vins issus de ce cépage en 2012, la fermentation fut complète grâce à une maturité idéale et un parfait état sanitaire.

Dégustation février 2014 :  couleur jaune verte intense. Le nez transmet une sensation minérale vibrante et précise de pierres ciselées avec une grande force de terroir. L’austérité de ce vin est presque rassurante. Il est possible de ressentir au nez, malgré la retenue de ce dernier, le classicisme de ce Riesling. La bouche est délicate, sans excès de poids, et présente une belle énergie à l’attaque. L’acidité n’est pas techniquement très élevée, mais est toutefois bien présente en finale. La structure est élégante et la concentration naturelle de vin procure une sensation de puissance à ce vin qui possède un alcool acquis faible.

JURA

Stéphane Tissot

 

Après une absence de vins jaunes sur le site depuis le début de l'année, en voici trois d'un coup, tous de 2007. Deux cuvées parcellaires, La Vasée (tendu et iodé) et Les Bruyères (riche et onctueux). Et une vraie nouveauté : un Château Chalon. De l'aveu même de Stéphane Tissot, on est dans un autre monde, ce qui montre l'importance du terroir, même sur ces vins oxydatifs. À lire ce bel article sur Stéphane Tissot.


LOIRE

Lemaire-Fournier


Lors de notre passage aux Affranchis en janvier dernier, nous avions dégusté ce Vouvray moelleux 2003, différent de celui que nous vendions précédemment. Ce fut un vrai coup de coeur, et nous en avons tout de suite réservé pour être certain d'en avoir. Nous venons de le recevoir, l'avons regoûté pour voir si nous n'avions pas rêvé..... Ben non, c'est vraiment très très bon. Une véritable liqueur de coing, avec moins de sucre, moins d'alcool ... et pas de coing, même si c'est dur à croire... (lire ICI)


Marc Houtin


Fragile 2012 n'a peut-être jamais aussi bien porté son nom. C'est le Chenin dans toute sa finesse et sa délicatesse, avec cette sensation de fragilité qui le rend émouvant. Ici, pas de coing, mais de la poire fraîche, avec l'impression de croquer dedans.


Pink fluid 2013 : assez proche du 2012, avec ce côté fruité très expressif, de la gourmandise et de la fraîcheur. Un rosé qui peut convertir à cette couleur ceux qui y sont rétifs.


Le vin de jardin 2013 : on navigue toujours ici entre le rouge et le rosé. Rouge pour la couleur, rosé pour la fluidité et l'absence totale de tanins. Un vin de copains qui peut être aussi bien servi à l'apéro avec quelques rondelles de saucisson qu'avec un BBQ ou une assiette de fromages.


Brise d'Aunis 2013  joue dans un registre plus fin que le 2012, à un point où l'on se demande s'il contient bien du Pineau d'Aunis tant la rusticité en est absente. Par contre, même si c'est au départ un clin d'oeil à un personnage culte,  le sous-titre "le vin qui glisse" colle parfaitement avec ce nouveau millésime. Il a en effet un côté "glissant" assez incroyable, avec un fruit très gourmand.  Pour les grands amateurs de glisse, nous ne saurions trop vous conseiller la version magnum


La Chaussée rouge 2013 est un peu sur le même modèle si ce n'est que l'assemblage diverge (50 % Cabernet Franc, 50 % Grolleau). Il y a eu plus de concentration et de puissance que dans Brise d'Aunis, mais toujours du fruit, de la fraîcheur et de la souplesse. 


Le Princé 2012 est issu du millésime précédent, plus favorable. Il est résulte un vin à la texture dense et douce, avec juste ce qu'il faut d'acidité pour lui donner de la tension. C'est vraiment très très bon, et on rêve qu'il puisse servir de modèle aux Cabernets Francs angevins. 


La Niña 2010 : cette micro-cuvée provient d'une petite parcelle de  60 ha de Gamay quadragénaire. Le millésime 2010 en a fait un vrai petit monstre (pour ce cépage habituellement léger) qui a demandé du temps pour s'assagir. C'est pour cela que Marc et Julien ont attendu trois ans avant de la commercialiser. Attention : quantité très limitée


Pour aboutir à ce Coteaux de l'Aubance 2013, il a fallu quatre tries de Chenin avec 70-75 % de raisins jaunes dorés et  25-30% de pourriture noble. L'ensemble fait environ 16° alcool potentiel avec un équilibre final de 11° d'alcool acquis et 77 grammes de sucres résiduels. Le vin est frais sur des arômes de fruits blancs (pêches de vignes), une pointe de gaz à l'attaque et une finale qui reste vive et des teneurs en soufre modérées (66 mg/l de total). Gourmand avec un haut coefficient de buvabilité!

AUVERGNE

Patrick Bouju


Est-ce que cela vaut vraiment le coup que l'on vous parle de ce  Brutal !!! Livrés il y a un mois de notre allocation annuelle, il ne nous reste déjà que 12 bouteilles de ce Pinot noir auvergnat hors norme. Bref, à vos mulots si vous voulez être sûr d'en avoir...

Domaine du Cros


Nous avions commencé par référencer la "meilleure" cuvée du domaine, Les Rougiers 2009, et puis, nous avons dégusté le reste de la gamme à Vinisud, et ces deux vins nous a paru plus représentatifs de ce que doit être un Mansois de Marcillac (car sans élevage en barrique).


Lo sang del païs 2013  a des arômes de prunelle et de poivre, avec une touche sanguine/ferreuse. LA bouche est  ronde, gourmande, très douce, avec une finale bien épicée. Très bon rapport qualité/prix (7.60 €).

La cuvée Vieilles Vignes 2011 a un nez plus mûr, plus confit. La bouche est beaucoup plus concentrée tout en réussissant à rester souple, séveuse.  Du très bon vin à un prix doux (11.20 €).

RHÔNE

Robert Michel


Ayant épuisé  notre stock de Cornas de Guillaume Gilles (à gauche sur la photo), nous nous sommes dits au moment de réapprovisionner : "mais pourquoi n'en profiterions-nous pas pour commander quelques bouteilles de son mentor à la retraite, Robert Michel " ? (à droite sur la photo). Et ainsi fut fait. Débordés nous fûmes par le succès. Moins d'un mois après la première livraison, nous devions nous réachalander pour satisfaire toutes les demandes. 


Coteaux 2004 : un nez fin entre framboise, violette et réglisse. Une bouche droite et fraîche aux tannins fondus et soyeux, et une finale nette et salivante. Un bel exemple de Syrah Rhodanienne sur un millésime qui a donné des vins en finesse.


Coteaux 2005 : on est sur une Syrah plus "cornassienne" avec des notes giboyeuses, lardées, poivrées. Si la bouche est plus concentrée que sur 2004, cela reste malgré tout fin et élégant, avec une finale de caractère.


Geynale 2003 : sur ce millésime solaire, la Syrah prend des allures plus "Rhône Sud", sur des fruits compotés, de figue rôtie, d'épices. La bouche est riche, généreuse, tout en restant bien équilibrée. Un vin à placer en aveugle. Peu partiront sur Cornas.

Eric Texier


L'avantage de ne pas être propriétaire à Châteauneuf du Pape, c'est que vous avez la possibilité de n'acheter que les raisins qui vous intéressent. Exit donc le Grenache blanc qui donne souvent des vins riches en alcool, et la Roussanne, souvent (trop ?) exubérante,  pour ne garder que la Clairette et le Bourboulenc (50 % de chaque). Ce Châteauneuf du Pape blanc , ample, tendu, aérien, ne ressemble donc à aucun de ses congénères. 



Au début des années 1990, Éric Texier découvrit une région viticole méconnue du Rhône nord : Brézème.
Brézême est un vignoble minuscule de 22 ha en production de la zone septentrionale des Côtes du Rhône, entre la zone septentrionale et méridionale en fait, à Livron sur Drôme (15km au sud de Valence). Ce vignoble avait une grande notoriété au 18ème et 19ème siècle avant l’arrivée du phylloxéra et qui présente des similitudes avec le terroir de l’Hermitage situé 30 km plus au Nord. Après la dévastation, les propriétés viticoles se tournèrent vers la culture fruitière qui perdure encore aujourd’hui. 

En explorant la région, il remarque une parcelles de vieilles vignes de Syrah en coteau situées vers l’est, proches de celles préservées et exploitées par M. François Pouchoulin. Les vieilles vignes du Brézème, de plus de 60 ans, ont toujours été exploitées dans le respect des traditions les plus anciennes.

Même si nous sommes en Rhône sud, ce Brézème 2011 ressemble furieusement au nez à un Crozes-Hermitage (framboise, violette, poivre blanc), avec en bouche une matière ample et fine, des tannins soyeux, un fruit intense. Bref, du très beau vin. 


Terre de chardons


Avec le printemps, voici le retour de Rosée d'été 2013. Il a la rondeur et la générosité du Grenache et les épices de la Syrah, ce qui en fait plus un  vin de gastronomie (cuisine du sud) qu'un rosé à boire au bord de la piscine. Joli rapport qualité prix (9.20 €).



Le Bien luné 2013 présente un profil un peu différent des années : un peu moins dense et plus fin, il est moins marquée par la Syrah. Cela en fait un vin du quotidien très abordable qui se mariera avec nombre de plats sans les écraser.

PROVENCE

Dupéré-Barrera

Nous n'avons pas encore goûté ce Bandol India 2010, mais ce qu'en dit Gault et Millau donne bien envie : "Une longue cuvaison a permis à ce vin de revêtir une robe grenat sombre très invitante. L'olfactif de ciste, myrtille confite et laurier poursuit ensuite le bal, qui se conclut avec un palais satiné et sanguin participant à cette fête. L'allonge de camphre et de poivre de Malabar est splendide.17/20"

LANGUEDOC

L'Arjolle


En l'espace d'un mois, nous avons  fait un saut de 4 millésimes. À peine faisions-nous le deuil du joli (et relativement évolué) 2008 qu'arrive le Z(infandel) de l'Arjolle 2012. Curieux de découvrir le p'tit jeune, nous en avons débouché rapidement une bouteille. Verdict ? Un vin aux accents baroques équilibré par une superbe trame acide très italienne. De la bombe ! Plus de détails ICI.


Même curiosité concernant la cuvée Dernière cueillette  2010 que nous suivons à Vins Étonnants depuis le millésime 2001. Celle-ci donne la pleine mesure de son potentiel une journée d'aération : gras, riche, généreux, avec des notes de noisette grillée intenses, une finale qui déménage. Même si est un peu moins hallucinante que certaines de ses aînées, elle promet une jolie évolution dans les cinq ans qui viennent (lire notre article ICI).


Jeff Carrel


Nous avons découvert à Vinisud  la Vieille mule rosé 2013. Une belle surprise dans la lignée de ses soeurs blanches et rouges. C'est tout en rondeur, à la limite du gras, avec un léger gaz qui allège et tonifie, juste ce qu'il faut d'épices et de fruit. Bref, bien foutu et forcément abordable comme toute la production de Jeff Carrel (6.20 €)


Nos clients historiques s'en souviennent certainement : il y a une dizaine d'années, Jeff Carrel avait produit de grandes cuvées en blanc made in Languedoc (LBV et Saint-Génis). Il cherchait depuis quelques temps un Sauvignon qui lui plaise pour récidiver. Il l'a finalement trouvé dans le Roussillon (si, si) créant ainsi  Puydeval  blanc 2013. Ca ne ressemble clairement pas à un vin du Roussillon (mais alors, pas du tout), mais pas plus à un Sauvignon, qu'il soit de Loire, de Bordeaux ou de Nouvelle Zélande. C'est super fin, aérien, soyeux, d'un équilibre superlatif, avec un rapport qualité/prix rien moins qu'exceptionnel (8.90 €). Plus de détails ICI.


Nous avions bien aimé le Viognier 2012 de Jeff. Nous aimons encore plus son Viognier 2013. Rien de vulgaire ou d'affriolant au nez comme en bouche. C'est  pur, cristallin, rafraîchissant, finement aromatique . Si tous les vins à base de ce cépage pouvaient lui ressembler, l'amateur s'en porterait mieux...


Travaillant depuis une dizaine d'années dans le Roussillon, il fallait bien que Jeff Carrel s'attaque un jour à LA spécialité régionale : le Muscat de Rivesaltes. La vinification et l'élevage se sont déroulées en barriques, ce qui est assez peu fréquent. Le bois reste malgré tout super discret dans ce Très'Or 2013. Ce qui ressort avant tout, c'est la fraîcheur et la digestibilité. C'est vraiment bon et pas franchement cher (8 € les 50 cl).

Michel Guiraud


La suite dans les idées 2011 est l'un des nombreux enfants de Michel Guiraud, géniteur de Comme à Cayenne et des Hirondelles. Une cuvée à majorité Mourvèdre (66 %), complété par 21 % de Syrah et 13 % de Carignan (vignes de plus de 80 %). Si le cépage de Bandol pointe son nez ici ou là à Saint-Chinian, il est rarement majoritaire dans une cuvée. Cela donne un vin dense et épicé, qui reste malgré tout fin et digeste grâce au terroir de schistes.

Emile et Rose


Avec le millésime 2013, les Gisclard semblent avoir trouvé la formule magique sur Les 5 Seaux. Le toucher de bouche est d'une douceur veloutée étonnante pour un "petit vin" (6 €). Et il y a un  fruit pur, frais, d'une rare gourmandise. Une petite tuerie.

Monts et merveilles


Nous devions nous réapprovisionner en vins chez Monts et Merveilles. Le domaine n'avait plus de Petits bouchons, et nous a proposé leur autre cuvée "blanche" :  Grand vert 2012. C'est une 100 % Marsanne vinifiée et élevée en barriques de plusieurs vins (afin de ne pas avoir un boisé trop marqué). L'ouillage a été ultra-minimal, car nos néo-vignerons voulaient obtenir une aromatique légèrement oxydative. Finalement, le vin a vaillamment résisté à l'oxygène, et cela se sent à peine, si ce n'est des notes de pâte d'amande  mêlées à   la pêche blanche. En bouche, c'est ample, aérien, avec une belle tension. C'est vraiment un joli vin qui ne ressemble à nul autre. 

Les sabots d'Hélène



Voici donc la toute dernière cuvée du domaine, rendant hommage aux révoltés de 1907. Elle est issue d'une parcelle de carignans de 85 ans, avec un rendement de 8 hl/ha. Avec une production aussi ridicule, on peut comprendre  pourquoi la plupart de ces vieilles vignes sont arrachées... mais ce n'est pas le genre d'Alban et Hélène qui ont concience du bijou qu'ils ont entre les mains.

Son nom, Plus noir que rouge, fait référence à la couleur très très sombre du vin (mais il ne serait pas surprenant qu'il y ait aussi un sens politique caché : nous subodorons qu'Alban se sent plus anar que communiste...). Nous n'avons pu avoir que 36 bouteilles sur les 600 produites. Et il n'y aura pas de repasse. Pour en savoir plus, allez lire le très bel article de Michel Smith.

ROUSSILLON

Pic Joan


Lors du dernier Vinisud, l'une de nos mission était de compléter notre offre en Roussillon avec des vins typiques de leur terroir (et donc pas des vins ressemblant à des Bourgognes ou des Beaujolais) tout en restant sur la finesse et la fraîcheur.

Nous avons trouvé notre bonheur au bord de la mer avec le Pic Joan, un domaine quasiment inconnu pour l'instant, mais dont la notoriété devrait grandir tant les vins sont bluffants de qualité. 


Le Collioure blanc 2012 est  iodé et salin, avec une fraîcheur ébouriffante. Dur de croire qu'il ne ne contient que du Grenache gris (80 %) et blanc (20 %) et qu'il  est passé en barrique, totalement invisible. La mer qui lèche le bas du coteau ne doit pas y être étrangère.


Le Collioure rouge 2012 réunit le Grenache noir, le Carignan et le Mourvèdre. Il est à la fois bien mûr, avec des tannins fins et veloutés, mais là encore, c'est sa fraîcheur et sa salinité qui sont vraiment impressionnants.


Le Banyuls blanc 2012 est d'un équilibre rare pour un vin doux muté. Très marqué par les agrumes confits et la pêche blanche, il a une fraîcheur vivifiante qui rend à peine perceptible les sucres et l'alcool (et pourtant 17 % d'alcool et 90 g/l de sucre résiduel)


Le Banyuls rouge 2012, lui aussi, sort de l'ordinaire : un nez sur les fruits noirs et le menthol, avec une fine touche résineuse. une bouche ample, fine, toute en longueur, avec des notes salines et résineuses en fin de bouche, sans perception de sucre ou d'alcool. Un miracle d'équilibre.

Domaine Modat


C'est une histoire de famille, de racines. En 2007, le père de Philippe Modat hérite de quelques vignes familiales situées dans la vallée de l'Agly qu'il se décide à exploiter. Son fils, tout en gardant son travail de greffier en région parisienne, lui propose de s'associer avec lui. Ils rachètent d'autres parcelles pour arriver finalement à un domaine de 19 ha. Son temps est désormais partagé entre ces deux métiers fort différents (2/3 greffier, 1/3 vigneron). Dès le départ, il est décidé de passer en bio, puis en biodynamie à partir de 2012. Le terroir de Cassagnes est unique en son genre : ici, pas de schistes noirs, mais du gneiss, un sable granitique qui permet d'obtenir des vins d'une grande finesse.


De-ci, de-là 2012 provient de pieds de blancs (Grenaches blancs et gris, Macabeu) disséminés dans les vignes de rouge. On est sur des notes florales, exotiques, d'agrumes, avec une bouche fraîche et tendue, très fine, pas du tout vin-blanc-du-sud-riche-et-lourdaud.


Comme avant 2010 est composé de Syrah (40 %) Carignan (30 %) et Grenache noir (30 %). C'est un vin fin, soyeux, épicé, d'une grande élégance. Pour son lancement, nous offrons trois points cadeaux par bouteille. Profitez-en !



BORDEAUX

Clos du Jaugueyron


Avec ce Clos du Jaugueyron 2011, le domaine poursuit sa recherche vers plus d'élégance et de pureté. C'est déjà très bon et serait à même de réconcilier les anti-Bordeaux avec cette région trop connue (et pourtant si mal...)


Margaux "Nout" 2010 : ce vin est une petite merveille qui pourrait égaler voire surpasser nombre de crus classés médocains. C'est fin, soyeux, intense, avec ce mélange de fraîcheur et de maturité typique du millésime 2010. 

SUD OUEST


Après un millésime 2010 pour le moins structuré qui aurait demandé quelques années de garde, les sens du fruit 2011 retrouve l'idée d'origine de cette cuvée : du fruit, de la gourmandise et de la buvabilité, tout en gardant une identité bergeracoise. A déguster avec un magret de canard !

Matthieu Cosse


Les vins de Cahors demandent souvent du temps pour arriver à leur optimal. Cette cuvée Solis 2005 de Matthieu Cosse a patienté près de neuf années avant de nous être proposée, et ce à un prix très raisonnable, pour nous comme pour vous (8.80 €). Issu des jeunes vignes du domaine, assoupli par un apport de Merlot, il ne faut pas s'attendre à un monstre de puissance et de concentration, mais à un vin "entre deux âges" mêlant les fruits noirs aux notes tertiaires. Pour en savoir plus, lire ICI.

Robert et Bernard Plageolles


Le Duras 2012 est dans le même esprit que le 2011 : d'une finesse quasiment bourguignonne, si bien qu'il est bien difficile d'imaginer être à Gaillac (oui, le Duras, c'est le cépage et non l'appellation...) Un vin à servir en aveugle, avec un pavé de biche ou un suprême de pigeon.

Dominique Andiran


Si vous aviez aimé le Vain de Rû 2102, le Vain de rû 3102 devrait aussi vous plaire. C'est quasiment une copie conforme : rond, tonique, avec ce qu'il faut de gaz carbonique pour vous titiller les papilles et la glotte, très "jus de pamplemousse" (avec l'amertume et l'astringence qui vont avec en finale). A déconseiller aux amateurs de vins sans personnalité. Celui-ci n'en manque pas, et pourra accompagner un repas marin sans souci. 

Domaine Capmartin


Lors de notre précédente commande, le Pacherenc du Vic Bihl sec n'était pas encore en bouteille. Cette fois, nous l'avons reçu, et dégusté presque aussitôt. C'est un hymne à la fraîcheur, avec une farandole d'agrumes et de fruit de la passion, vif sans être acide. S'il se complexifiera dans les années qui viennent, il est déjà très sympa maintenant (lire l'article sur notre BLOG). 

PORTUGAL



Filipa Pato


Filipa Pato fait partie des Baga friends, ces admirateurs et promoteurs du cépage Baga, qui donne les meilleurs et les pires vins du Portugal (un peu le carignan local, quoi..). Elle joue plutôt dans la cour des meilleurs. Ce FP Baga 2012 est mûr, riche, sur les fruits noirs et des notes lardées, mais parfaitement équilibré par une belle acidité venant du proche océan Atlantique et du terroir argilo-calcaire. Un très beau vin.

Morgadio da Calçada


Porto vintage 2011 : le millésime 2011 est considéré comme l'un meilleurs jamais produits dans le Douro. Tous les critiques sont vraiment enthousiastes à son sujet. Souvent, les prix ont flambé sur les portos de ce millésime. Autant dire que celui-ci est resté à un prix sage (40 €) par rapport au délire ambiant autour des 2011.


Porto LBV 2008 : un porto prêt à boire car longuement élevé en foudre avant d'être récemment embouteillé.













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