Newsletter d'octobre 2014

Bonjour,

Comme d'habitude, le clin d'oeil de Delize


Deux amis cavistes expliquent parfaitement pourquoi ils ne feront jamais de Foire aux vins (ICI et ). Nous partageons entièrement leur vision. Nous préférons proposer nos vins au juste prix toute l'année plutôt que de faire des promos 15 jours par an – tout en vous faisant payer trop cher les 350 autres. Ceux qui veulent faire des affaires chez nous ont l'embarras du  choix, sans limite dans le temps : nous proposons plus de 200 vins entre 4.90 et 10 €, dont plus de la moitié en BIO certifié. Et aucun "nanard" dans le lot. Nous les avons tous sélectionnés avec soin pour leur qualité gustative.


 Pour nos clients belges et luxembourgeois, une tournée de livraison toute fin octobre est prévue pour des commandes de 12 bouteilles minimum. Veuillez choisir le mode de livraison "Tournée Belgique/Luxembourg octobre 2014".


CHAMPAGNE

Françoise Bedel


Nous vous l'avons annoncé sur le blog en août dernier : nous avons référencés les champagnes de Françoise Bedel. Nous avons eu l'occasion de les déguster depuis quelques années dans les salons consacrés aux vins biodynamiques. Et à chaque fois, c'est un choc gustatif, car ses champagnes ne ressemblent à nul autre.

Le style Bedel, c'est quoi ? 

- une grande proportion de Pinot meunier, prouvant s'il en était besoin qu'il a le potentiel de produire de grands vins. La culture en biodynamie y est certainement pour beaucoup dans la qualité des raisins.

- des maturités élevées qui apportent des arômes de fruits mûrs, de miel, tout en gardant de belles acidités, car il ne s'agirait pas d'avoir des vins déséquilibrés. 

- des fermentations malolactiques partielles ou totales qui apportent de la rondeur et du gras.

- des élevages sur lattes très longs. 5 ans pour la "petite cuvée" Origin'Elle.  Jusqu'à 11 ans pour Comme autrefois ! Cela a un impact sur la finesse de la bulle, la vinosité, et bien sûr la complexité aromatique. 

- un remuage et un dégorgement manuels, choses qui deviennent rares de nos jours. 

Pour plus de détails sur chaque cuvée (assemblage, vinification, profil gustatif), il suffit de cliquer sur son nom (et pas sur l'image).












ALSACE

Domaine Rietsch


On aurait pu passer à côté de ce Coup de coeur 2012. C'est grâce à un billet de l'amie Sandrine que nous l'avons repéré dans la production prolifique de la famille Rietsch. On est dans ce que l'on appelle en Alsace un Gentil, à savoir un assemblage de cépages nobles (alors qu'un Edelzwicker, même s'il signifie "assemblage noble" peut comprendre des cépages "non nobles" comme le Sylvaner ou le Chasselas). 

Présentement, c'est un assemblage 50 % Riesling 50 % Gewurztraminer, élevés ensemble en foudre durant 19 mois, avec la malo effectuée pour apporter de la rondeur et du gras. Ce vin conjugue les qualités des deux cépages et en exclue les défauts. Le nez évoque la rose (Gewurz), la mangue et le fruit de la passion (Riesling), mais sans ostentation, tout en délicatesse. La bouche a la rondeur et la gourmandise du Gewurz tout en ayant la tension du Riesling, sans que ce soit de la raideur. Et on a le charnu et la douceur de la mangue perçue au nez. Tout cela se prolonge agréablement en finale, sans à coup, sur des notes de fruits exotiques. Que du bonheur !

Ces 7 g de sucres que l'on sent à peine expliquent une dose plus élevée de SO2 que dans la plupart des cuvées du domaine : 110 mg/l (afin de limiter les risques de refermentation). On est tout de même loin du maximum autorisé 

La découverte de ce  Riesling GC Zotzenberg "Kappel" 2011 s'est faite autrement. Eric R. l'a dégusté chez l'un de ses clients lors de son dernier passage en Belgique. Il a été bluffé par ce Riesling qui a séjourné 31 mis en foudre jusqu'à atteindre l'équilibre parfait entre richesse et tension. Un vrai vin de gastronomie (mais pas avec la choucroute, plizzzzzz...)


Pour le choix de ce Riesling GC Zotzenberg Vendanges Tardives 2007, nous nous sommes juste dit que nous n'avions pas de vins de ce type-là  dans notre gamme, et que c'était dommage de vous en priver. Surtout que le prix nous semble plus que raisonnable pour un Grand Cru en vendanges tardives, avec 60 g de sucres résiduels : 18.50 € les 75 cl.


Avec ce Pinot noir Vieille vignes "l'âge de pierre" 2013, nous élargissons un peu plus notre sélection de vins rouges alsaciens. Bien que non filtré, ce Pinot Noir montre une robe limpide, d'une jolie couleur grenat. Le nez est chaleureux, léger boisé. La bouche est gourmande, légèrement saline, soyeuse, avec des notes de café et de réglisse. Un vin à la fois vif et rond, d'une belle persistance. Il n'a pas été du tout sulfité, y compris la mise (SO2 total : 14 mg/l).


Signalons enfin le retour de Quand le chat n'est pas là. Lorsque nous l'avions reçu la première fois, cette cuvée OVNIesque s'était évaporée à Vitesse grand V. Pour en savoir plus sur celle-ci, lisez cet article




Zusslin Valentin


Crémant d'Alsace Brut Zéro : si Patrick Meyer a été un pionnier en la matière, il commence à faire des émules dans sa région. Le domaine Zusslin se lance à son tour avec une cuve non dosée-non sultfitée, provenant entièrement du Clos Liebenberg (95 % Auxerrois, 5 % Pinot gris et Chardonnay). Ce vin est sur un registre agrume/pomme Granny, avec une bulle fine et crémeuse, de la tension et de l'élégance. Vraiment très sympa !


Le Pinot noir Bollenberg 2011 est comme le millésime précédent vinifié et élevé sans sulfites. Son passage de 12 mois en fûts en fait un vin destiné à la garde (si vous avez une bonne cave).

Domaine Meyer


Nous n'avons pas encore goûté tous les 2013 reçus récemment de Patrick Meyer, mais pour l'instant, c'est de très belle facture. Le Riesling 2013 est cette année un vrai "'mini-grittermatte", au nez très marqué par l'agrume confit et une bouche pure et éclatant, très rafraîchissante (et moins "nature" que 2012). Au stade actuel, le Riesling Grittermatte est moins exubérant aromatiquement que le 2012. Par contre, la bouche présente la même douceur tactile, avec une finale beaucoup plus puissante que son aîné (lire ICI). Le Muscat est lui aussi d'un très bon niveau, avec peut-être un soupçon de fraîcheur en plus. Quant au Pinot noir, on retrouve la pureté de fruit et la finesse du 2012. On re-adore, donc (lire ). 

LOIRE

Domaine des Huards


Il serait intéressant de mettre en aveugle ce  Crémant de Loire Brut au milieu de Champagne et de Crémant de Bourgogne car il en reprend le même encépagement : Chardonnay majoritaire, complété par du Pinot noir. Comme tous les vins des Gendrier, il est issu d'une culture en biodynamie.

Matthieu Bouchet


Nous proposons maintenant le sylphe 2011 en plus du 2010, car il nous a paru plus accessible aujourd'hui que son aîné, même si 2-3 heures de carafe ne lui feront que du bien.

Le rocher des violettes


Ce Touche Mitaine 2012 a fait très fort. Quelques jours après l'avoir reçu, nous l'avons dégusté. Un vrai coup de coeur, car il réussit à mêler les notes de chenin bien mûr (ananas, coing, poire confite) à une acidité ciselée et classieuse. L'équilibre juste parfait. Du coup, il a rejoint illico le Top 10 des vins préférés d'Eric B. 

Patrick Baudouin


Cet Effusion 2013 est l'occasion de se questionner sur le rapport maturité/degré. Il présente un degré d’alcool acquis "faible" : 11.5%. Mais les raisins étaient mûrs, le vin n’est pas végétal, il est vif mais avec une certaine largeur (carafage conseillé). Les années "petites" ne font pas forcément de "petits" vins...


Il y a peu de bouteilles de Coteaux du Layon "Les coteaux" 2013 car l'année n'était pas idéale pour faire des vendanges tardives. Patrick Baudouin a néanmoins réussi à obtenir sans chaptalisation une cuvée avec 82 g/l de sucres résiduels. Le vin est sur la finesse, avec une belle acidité lui apportant une colonne vertébrale. Il peut être bu à l'apéritif sans surcharger les papilles, avec un foie gras sans tomber dans le lourd ou un dessert au fruit peu sucré (mangue).

BOURGOGNE

Eric Texier


Nous n'avons pu avoir qu'une petite quantité de ce Mâcon Bussières Très vieilles vignes 2012. "Très vieilles" n'est pas superflu, puisqu'elles ont entre 80 et 100 ans, plantées à 8000 pieds hectares sur un coteau calcaire exposé plein sud. De la bombe, donc, vinifiée en vieilles pièces de chêne pour ne pas maquiller inutilement le vin , et le minimum possible de sulfites (30 mg/l de SO2 total).

BEAUJOLAIS

Domaine Chamonard


Voilà le retour des vins de JC Chanudet : avec le tout récent Morgon 2013, mais aussi le beau millésime 2009, et un 1997 qui vous prouvera qu'un Beaujolais peut vieillir plus de 15 ans, non seulement sans faiblir, mais en se complexifiant.

JURA

Philippe Bornard


Comme pas mal de vignerons jurassiens, Philippe Bornard a eu une récolte très faible en 2012. Du coup, il n'a fait qu'une seule cuvée de Trousseau, appelée sobrement : le Trousseau 2012. On est sur du "pur glou" comme dirait Olif, l'avantage éat qu'on a pas besoin d'attendre une décennie pour qu'il soit au top ;-)


SAVOIE

Nicolas Gonin


Star montante des Balmes dauphinoises, Nicolas Gonin a d'abord fait un "tour de France et du Monde" après ses études d'oenologie : Gilette à Sauternes, Tempier à Bandol, puis Ridge Vineyard en Californie. En 2005, il reprend les vignes de son oncle Gaston, mais la taille (environ un hectare) est insuffisante pour avoir le statut de viticulteur (et pour en vivre...). Il rachète 5 hectares très morcelés à plus de 20 propriétaires (!), souvent en mauvais état. Il passe plusieurs années à arracher et replanter : Altesse, Mondeuse, Persan et Viognier. Aujourd'hui, 5.5 hectares sont en production, avec des projets de plantation de cépages anciens en cours.


Persan 2012 : les faibles rendements du millésime ont permis d'obtenir un vin très riche en couleur, avec un joli degré (13%.vol), et avec de la fraîcheur sur des notes de framboise, d'épices et de réglisse. C'est un vin frais, profond, gourmand avec un fruit subtil et élégant, une grande finesse des tanins. Le potentiel de garde est très grand, mais le vin se goûte déjà très bien... Après 3 jours, il tient parfaitement l'oxydation et évolue vers des notes plus confiturées.


Mondeuse 2012 : élabore dans le style des vins rouges à l'ancienne, bien souple, avec un faible degré d'alcool (11%.vol). Des fleurs et des épices au nez, une belle maturité, de la rondeur et des tanins fins pour une Mondeuse. Bref, un beau vin de soif qui devrait aussi séduire les amateurs chevronnés. À boire dès maintenant et à garder quelques années.

AUVERGNE

Patrick Bouju


Caillou : composé à 80 % de Pinot noir et 20 % de Gamay, avec égrappage suivi d'une macération de 7 mois (mais sans pigeage ou remontage). Aucun sulfite d'ajouté avant, pendant et après l'élevage. La bébé pèse 14.5% d'alcool. Pas mal pour un vin mis en bouteille en Auvergne! Vin solaire, coloré, tannique et puissant mais sans rusticité. Un vin de repas pour cet hiver et pour les 5 hivers qui viennent. Nous fûmes vraiment surpris de trouver ce type de vin chez Patrick cette année-là car les maturités ne furent vraiment pas fameuses avec sa cohorte de vins de coopés délavés. Le sieur Bouju est un magicien! En fait, il y a surtout un gros travail à la vigne.... 


Violette est un pur Gamay. Ce vin peut sentir la violette, mais pas que... En fait, vous trouverez à chaque fois des arômes différents, selon l'humeur du moment. Cela peut être du fruit noir, rouge, des épices, gelée de sureau... Un cran au-dessus des Violettes précédentes à notre humble avis, car il présente une matière construite, colorée et gourmande. Ce n'est plus seulement un vin de cochonailles et il n'aura rien à voir avec la grande majorité des vins produits dans cette région l'année dernière. Petite quantité hélas car les rendements de 2013 ont été laminés par les pluies de mai/juin. Pour les grandes tablées, il existe une version magnum et même  Jéroboam !


La Bohème rouge est issue d'une sélection de vignes centenaires plantées en 1893 et 1906, avec de nombreuses variétés de Gamay, aujourd'hui quasi-disparues. Le sol est marnocalcaire avec une pierrosité importante, une forte pente, et une densité élevée de plantation (10000 pieds à 12000 pieds/ha ). Le raisin est égrappé à 70% environ, suivi d'une macération préfermentaire à froid, et d'une fermentation alcoolique avec les levures indigènes et d'une cuvaison longue de 56 jours. Le vin est ensuite élevé en fût pendant 12 mois. Pas de soufre ajouté, même pas à la mise en bouteille. Il sera nécessaire de le carafer 2-3 heures pour s'affranchir du CO² restant dans la bouteille et permettre à cette belle matière franche, juteuse et aux tanins serrés de s'alanguir dans sa jeunesse. Il y a une belle buvabilité, car la texture reste fine et délicate. On reste néanmoins éloigné du "Gamay" classique...Comme d'habitude, il demande un peu de temps à se faire et nous vous conseillons de jouer du tire bouchon qu'à partir de l'automne 2015.

François Dhumes


Cela faisait plusieurs années que l'on essayait d'avoir cette Tête de bulles. Un coup, c'était trop tôt (pas encore dégorgé), un coup trop tard (tout vendu !). On est dans l'esprit de Festejar blanc de Bouju. Un Chardonnay à la bulle fine avec un peu de sucres résiduels. Une vraie friandise !

Verdier-Logel


Il a fallu plusieurs millésimes pour trouver la juste vinification et le bon équilibre pour ce Pinot gris sur basalte. En 2012, on peut dire Pierrelune est une vraie réussite. Entre poire confites, fruits secs et épices, on dirait un Berewecke liquide ! Pas vraiment oxydatif, pas tout à fait vin orange, sec mais tendre, c'est encore une expérience étonnante qui s'offre à vous pour un prix modique (7 €). Plus de détails ICI.




Nous n'avions pas jusqu'à maintenant référencé la "grande" cuvée du domaine. Eh bien c'était un tort : Poycelan, issue de vieilles vignes sur basalte, est une merveille de Gamay, juteux et velouté, sans les notes "carboniques" que l'on peut souvent reprocher à ce cépage. Et comme les autres vins du domaine sont vraiment très abordables, ce haut-de-gamme est des plus accessibles : 9 € (plus de détails ICI).


Après une année 2012 catastrophique où la grêle avait détruit la  majeure partie de la vendange, nous sommes heureux d'un retour à la normal en 2013 avec la réapparition de la volcanique, carrément bluffante dans ce millésime,  et de...




RHÔNE

Domaine du Joncier


Le domaine a été crée en 1964, entre les villages de Tavel et Lirac, par Pierre Roussel, ingénieur agronome. Après une carrière artistique, sa fille Marine Roussel donne depuis 1989 un nouvel essor au domaine. Le vignoble s’étend sur 32 hectares et se situe sur un plateau de terrasses alluviales anciennes à gros galets roulés. Cette structure de surface, outre sa beauté, permet un bon drainage et une régulation des températures. La culture est biologique et biodynamique afin d’optimiser l’expression des caractères des différents cépages de ce magnifique terroir, de travailler sur l’équilibre du fonctionnement de la vigne et de préserver l’environnement. Les rendements sont faibles, entre 12 et 28 hectolitres par hectare (les rendements autorisés étant de 40 hl/ha). La récolte est entièrement manuelle permettant le tri et la préservation des grappes. L’éraflage est total afin d’obtenir des tanins ronds d’un « grain » fin. Les vins sont vinifiés sans apport de levures afin d’intensifier l’expression du terroir. 


Lorsque vous travaillez avec des levures exogènes, il existe dans le catalogue des "finisseuses" qui permettent d'achever les fermentations languissantes. Point de ça au Joncier. Ainsi, il fut impossible d'aller au-delà des 12.5 % d'alcool. Les 8 g/l de sucres résiduels sont à peine perceptibles, mais suffisent à déclasser la cuvée qui se retrouve en Vin de France. La Marsanne et la Roussanne apportent des arômes de coing et de miel, tandis que le Bourboulenc donne de la fraîcheur. Au final, un vin généreux doté d'une belle acidité qui conviendra aux plats exotiques, aux pâtes dures (vieux comté, parmesan), voire au foie gras.


L'O de Joncier 2012 est issu du seul Grenache noir (vignes de 35 ans sur galets roulés) ramassé en tout début de maturité, afin d'avoir le maximum de fraîcheur et le minimum d'alcool. L'extraction est douce, avec une vinification et un élevage en cuve pour respecter le fruit. Cela donne un vin souple et fruité qui descend tout seul... 


À majorité Grenache pour une texture soyeuse, ce Gourmand 2012 est complété par du Carignan, de la Syrah et du Cinsault pour le fruit, les épices, le caractère. Pas besoin d'attendre plus longtemps pour l'apprécier. Il est gourmand dès aujourd'hui.


On gagne en densité et en caractère avec le Classique 2012 qui contient plus de Syrah et a connu des macérations plus longues. Il demande à être attendu un peu pour dévoiler tout son potentiel, mais pourra être apprécié dès maintenant avec un bon carafage.


Avec 70  % de Mourvèdre, les Muses 2011 a assurément du caractère, de l'énergie, mais aussi beaucoup de fraîcheur. Pour le coup, il faut vraiment attendre pour en profiter totalement (on vous aura prévenu). Buvez les autres cuvées pour patienter...


Pique Basse


Et voilà le retour du Chasse-cœur 2013. Cette cuvée comprend 40 % d'un cépage peu courant : l'Aubun. Il est complété par du Grenache noir et du Carignan. Cela donne un vin bien fruité, épicé, avec une finale délicieusement rustique. Un "vin de copains" et de cochonnailles. Lire l'article ICI.


La Brusquembille 2013 est composée quant à elle de Syrah, Caladoc et Cinsault. Caladoc ? Mais qu'est-ce donc ? vous demanderez-nous. C'est un croisement entre le Grenache noir et le Malbec créé par l'INRA en 1958. Il donne des vins corsés et colorés. C'est le cas de cette Brusquembille quasi noire et très épicée. En même temps, il a de belles notes florales, subtiles, et un toucher de bouche soyeux et gouleyant (merci le Cinsault !). Ca glisse tout seul ! La combinaison des deux est vraiment détonnante, car il est rare d'avoir un vin à la fois souple et corsé. 

Robert Michel

Etant donné l'accueil enthousiaste que vous accordez aux vins de Robert Michel, nous référençons quelques millésimes plus anciens...









Eric Texier


Brézème Vieille Rousse de Pergaud 2012 : la méthode de vinification de cette cuvée 100 % Roussanne est due à la rencontre entre Eric Texier et Elisabetta Foradori. Celle-ci lui a expliqué comme elle vinifiait/élevait ses vins blancs en amphore (avec macération des peaux). Eric Texier a fait l'essai sur la moitié de la vendange, tout en vinifiant le reste plus classiquement. Puis il a assemblé les deux au bout de six mois et a élevé le tout douze mois en vieux fûts. Un vin hors du commun, dont il n'y a que 856 bouteilles pour toute la planète.

PROVENCE

Dupéré-Barrera


Les origines nord-américaines de Madame devaient forcement ressortir un jour dans une cuvée du bouillonnant duo franco-québecois. C'est fait avec la Cuvée de l'orignal 2013. Cet animal-totem chez les amérindiens symbolise l'estime de soi. Nous ne pouvons vous garantir une meilleure estime de vous-même après avoir bu ce vin, mais vous aurez en tout cas passé un bon moment avec cette cuvée dominée par la Syrah, très "framboise au poivre", souple et fraîche, idéale pour un repas simple entre amis.

CORSE

Comte Abbatucci

Nous élargissons notre sélection de vins corses avec les vins en biodynamie de Jean-Charles Abbatucci. Il possède probablement la plus belle collections de vieux cépages autochtones, et cela ne pouvait que nous séduire (sans parler de son Faustine rouge, le plus bourguignon des vins corses).


Faustine blanc 2013 est un 100 % Vermentino issu de vieilles vignes à faible rendement (25 hl/ha). Il est vinifié et élevé en cuve sans levure exogène. C'est un vin floral et anisé, avec une belle fraîcheur, idéal en apéritif ou un poisson juste grillé (ou un risotto au fenouil). 


Faustine rouge 2011 : la spécificité de cette cuvée est une forte proportion de Sciacarello (70 %). C'est probablement ce qui lui donne ce fruit et ce croquant (respecté par l'élevage en cuve béton). A l'aveugle, la plupart des dégustateurs partent en Bourgogne, même si quelques notes de garrigue pourraient indiquer qu'il provient d'une région beaucoup plus méridionale.


BR 2012 s'appellait autrefois Barbarossa. Mais c'était avant. Car c'est le nom d'un cépage non reconnu dans l'appellation. Il se retrouve donc en vin de France avec l'interdiction de le mentionner. D'où ce mystérieux br. C'est un vin dominé par les fruits jaunes avec une touche fumée. La bouche conjugue gras et ampleur. Il sera parfait avec un poisson ou une volaille crémée.


Même problématique pour CN 2011 à base de Carcarjolo Nero (originaire de la proche Sardaigne). Ce cépage donne un vin fin, élégant et acidulé, sur les fruits rouges et des notes d'épices et de garrigue (résineuse). 
Pero Longo


Il n'y avait plus de Lion de Roccapina rouge de disponible au domaine. Nous avons donc pris l'Esprit de la terre 2011... et nous ne le regrettons pas. Car c'est simplement une merveille. Pierre Richarme a compris qu'il n'y avait pas besoin de jouer sur la puissance et la concentration pour faire grand. Ce vin a une robe translucide, les tannins sont fins et soyeux, mais à l'image des grandes cuvées de Bourgogne ou du Piémont, il envoie du lourd, avec une gamme aromatique irrésistible :  gelée de framboise, ciste, rose fanée, baie de genièvre, poivre de Cubèbe. On adore.

LANGUEDOC

Jeff Carrel


Il pourrait être intéressant de boire côte à côte ce Nord-Sud 2012 et le Vignes de Saint-Paul blanc 2013 de Denois évoqué quelques lignes plus bas : ils ont en effet le même assemblage, 90 % de Chardonnay et 10 % de Muscat. Le résultat s'avère toutefois très différent. Alors que le Chardonnay l'emporte sur le Denois, pour l'instant le Muscat domine dans le Carrel, en tout cas aromatiquement. Toutefois, on est dans la finesse et non l'exubérance coutumière de ce cépage. On perçoit également un léger boisé dû aux barriques utilisées pour la vinification et l'élevage (mais là aussi, pas trop insistant). Au final, un bien joli vin à un prix très raisonnable (7,90 €).


Jean-Louis Denois


Jean-Louis Denois fourmille de nouvelles idées en permanence, avec toujours à l'esprit de faire meilleur et plus sain  qu'avant. Il y a eu d'abord la conversion en bio en 2008, puis les premières cuvées sans sulfites en 2012. Aujourd'hui, toute sa production est certifiée, et progressivement, une bonne partie des cuvées passe au "sans sulfite", au moins pendant la vinification et l'élevage (quitte à en rajouter un tout petit peu à la mise si nécessaire). Ainsi est sortie sa première "bulle" sans sulfite : le Blanc de Blancs Extra Brut, composé de 80 % Chardonnay et 20 % Chenin. Le nez expressif évoque le coing frais, la poire, la noisette grillée et le pain toasté. La bouche est droite, tendue, avec une matière ronde et dense,  une bulle légère et tonique, et un joli couple amertume/astringence  présent dès le milieu de bouche et s'amplifiant dans une finale mâchue et expressive. Assurément une bulle de caractère, assez virile. Elle devrait plaire aux amateurs de Champagne nature  ne voulant pas se ruiner (11 €, carrément ridicule au regard de la qualité).



Au départ, Jean-Louis Denois avait envisagé de ne pas ajouter de sulfites à ses Bulles d'argile Extra-Brut (Pinot noir et Chardonnay). Et puis, après avoir testé "avec" et "sans", c'était meilleur "avec". On reste tout de même à un chiffre raisonnable : 25 mg/l de SO2 total. Par rapport à la cuvée précédente, le Pinot noir apporte plus de densité et de vinosité, et l'élevage en barrique une plus grande complexité. C'est déjà très bon maintenant, mais sera encore meilleur dans 6 mois/1 an. Vous pouvez lire ICI ce qu'en pense le blogueur d'Escapadeoenophile.


Par rapport à l'année dernière, l'assemblage des Vignes de Saint-Paul blanc 2013 à changé. JL Denois a rajouté une petite proportion de Muscat (10 %). Tellement petite qu'on ne le sent pas, si ce n'est peut-être par une touche florale. Par contre, il est toujours sans SO2. Mais comme le Muscat, ça ne se sent pas. Ce vin réussit à être à la fois bien mûr et avoir une superbe fraîcheur. Une grande réussite à prix très raisonnable (10 €).

C'est notre côté vicieux : nous avons fait goûter ce Merlot 2013 à un producteur bio qui produit des vins très peu (ou pas) sulfités à base de Merlot. Verdict : il a été vraiment épaté (pour pas dire émerveillé) et l'a trouvé d'une gourmandise irrésistible. Difficile de lui donner tort. C'est une bombe de fruit, avec là aussi une sacrée fraîcheur (la magie de Limoux !). Même prix que le précédent...


Non, nous n'avons pas fait déguster cette Syrah les Oliviers 2013 à un producteur de Syrah peu sulfité. Mais nous sommes quasi certain qu'il aurait réagi très positivement. Car ce vin est là encore une réussite, plus dans l'esprit d'une Syrah rhodanienne que languedocienne, avec de la finesse, du fruit, du poivre blanc .. et toujours sans SO2.


Ce Pinot noir 2013 a été vinifié et élevé sans SO2, mais il y en a eu de rajouté un peu à la mise (29 mg/l en total). Contrairement aux vins précédents, il va demander un peu de temps pour être à son optimum même si on pressent un très beau potentiel. À l'aveugle, on partirait sur un bon Bourgogne, sans imaginer une seconde qu'il puisse venir du Languedoc... Lire l'article ICI


Avec ce Pinot noir la Métairie 2012, on est un cran au-dessus en terme de complexité et de finesse. Il faut dire qu'il est issu des plus vieilles vignes et a bénéficié d'un an d'élevage en barrique. Il demande une bonne aération pour dévoiler tous ses charmes, mais une fois fait, c'est une petite merveille qui n'a rien à envier à des Bourgognes nettement plus onéreux. On vous raconte tout ça ICI.

Mas de Bertrand


Nous vous l'avions expliqué ICI : les Bertrand possèdent deux domaines. L'un au bord du Lac Sala-gou (Malavieille) et l'autre à cheval sur les appellations Montpeyroux/Saint-Saturnin : le Mas de Bertrand. Nos deux "nouveautés du mois" proviennent de ce second domaine.


Alors que nous vous proposions Le 5 Saint-Saturnin 2009 depuis deux ans, nous sautons deux millésimes et arrivons directement au 2012. S'il pourra tenir quelques années, il est en fait déjà "à point". Nous ne sommes déjà plus sur un fruit primaire mais sur une belle complexité aromatique. Les tannins sont parfaitement fondus. La finale est épicée et persistante. C'est vraiment très bon, et franchement cadeau pour 8.20 €.


Le Roc & Lune 2013 provient de vieilles vignes de Carignan récemment acquises, complétées par de la Syrah et du Grenache. Cette cuvée est vinifiée à part, car elle n'est pour l'instant qu'en conversion bio. Cela explique le prix ultra-raisonnable : 6 €. Ce vin est plus souple et léger que le précédent, avec un fruit plus "pétant" (très framboise) et du poivre blanc pour corser le tout. Une jolie gourmandise !

Mas des Chimères


Le Rosé 2013, à l'instar des autres cuvées du domaine, est une réussite : fruité et épicé, la bouche est riche, vineuse, mais avec de la tension et de la fraîcheur. Pas grand chose à envier à un Tavel si ce n'est qu'il est beaucoup moins cher (6.80 €). Plus de détails ICI.

Clos du Gravillas

 
Rendez-vous sur la lune 2012 remplace désormais Rendez-vous du soleil. La différence principale entre les deux cuvées, c'est la disparition du Cabernet-Sauvignon, destiné entièrement maintenant à la cuvée "Sous les cailloux les grillons". Essentiellement pour des raisons d'appellations : même s'ils ont l'esprit plutôt rebelle, les Bojanowski voulaient avoir au moins une cuvée qui ait l'AOP Minervois. Ce qui est désormais possible avec le nouvel assemblage Carignan (45 %) Syrah (45 %) et Grenache (10 %). Alors que la cuvée précédente était en VDP des Côtes du Brian, pas ce qu'il y a de plus vendeur... Pour en savoir plus, il faut lire cet article..



Mademoiselle Lily 2013  est dans un style différent du millésime précédent. On ressent plus le bois du demi-muid dans lequel il a été élevé, et donc moins le côté fruité/floral du 2012. Pour l'instant, nous conseillons de le garder en cave 2-3 ans. Cela devrait donner alors un très joli vin.



John et Nicole ont retravaillé un peu la "formule" de Sous les cailloux les grillons. Le gaz présent à l'ouverture à disparu, ce qui le rend immédiatement accessible, même si un petit carafage le rendra encore meilleur. Du fruit à donf ' (cassis, myrtille) avec une légère note lactée, une matière juteuse, fraîche et gourmande. Y a bon !

Terrasses de Gabrielle


Et pour quelques raisins de plus 2013 est l'un des rares vins rouges 100 % Nielluccio en dehors de l'Île de Beauté. Cueilli tout juste mûr (12 ° d'alcool, c'est peu pour un vin du sud de l'Hérault), il a une fraîcheur explosive et une acidité traçante, façon vin italien (ne pas oublier que Nielluccio est une variante du Sangiovese toscan). Il demande une bonne aération à l'ouverture, car ce vin est en légère réduction et obturé avec une capsule à vis. Un superbe rapport qualité/prix (5.50 €) à l'image de son frangin Ponpon le cheval, hélas épuisé (mais qui reviendra en pleine forme au printemps prochain !).

La grange aux 4 sous


Longtemps, nous n'avons pas pu écrire noir sur blanc le nom du cépage contenu dans la cuvée Bu N'Daw. Ce n'était pas juste histoire d'être zen vis à vis de la répression des fraudes. Il y avait un risque que les vignes illégalement plantées soit arrachées. Maintenant que l'Europe a assoupli ses règles sur les cépages autorisés, on peut dévoiler le secret (de Polichinelle) : c'était de la Petite Arvine, probablement le meilleur cépage blanc helvétique. Et à quoi ressemble le millésime 2012 ? Réponse ICI.

Hautes terres de Comberousse

 

Attention : ce Rocalhan 2011 est un véritable OVNI : il a la couleur d'un vin orange sans en avoir la matière presque tannique. Il a les épices d'un vin jaune sans être trop marqué par les notes oxydatives. Il se boit à la température d'un vin rouge sous peine de passer totalement à côté. Bref, un vin réellement "étonnant" et totalement inclassable. Vous voulez en savoir plus ? Ça se passe ...

ROUSSILLON

Domaine Modat


Le petit ModA(t)mour 2011 : nous avions goûté ce vin à Montpellier en février dernier. Nous avions alors noté : "nez très expressif, gourmand. Bouche ronde souple, fruitée, croquante, assez jubilatoire. Finale fraîche sur l’orange sanguin" . Bon, il n'a pas dû trop changer depuis...


La cuvée Comme avant est passée au millésime 2011. Il est reconnu par la presse professionnelle comme le meilleur jamais produit par le domaine (probablement parce que la biodynamie commence à faire son effet, et que notre vigneron a tiré des leçons des années passées). Comme avant 2011 a reçu une médaille d'or du magazine Decanter (156 accordées pour les vins européens pour 15.000 vins dégustés).


BORDEAUX

Clos Louie


Tout a commencé par un mail reçu dans notre boîte pro. Il nous était proposé de réserver en primeur un vin issu de vignes préphylloxériques situées en  Côtes de Castillon. Cela est tellement rare dans cette région ravagée à la fin du XIXème siècle par le maudit insecte que nous avons répondu OK, sans même goûter.

Eric B. se rendant dans la région au mois d'août, il en a profité pour visiter le domaine. C'est ICI que ça se passe.


Le Clos Louie 2012 provient donc d'une parcelle pré-phylloxérique. Les pieds morts sont remplacés par des sélections massales provenant de la parcelle, plantés en partie sans porte-greffe (puisque le phylloxera n'a pas réussi à s'implanter ici). Il est composé de 5 cépages : Merlot, Malbec, Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon et Carmenère (eh oui, ce cépage populaire au Chili est d'origine bordelaise). On pourrait croire que c'est un casse-tête lors des vendanges pour ramasser chacun à sa maturité optimale. En fait, non : ils sont tous ramassé en même temps, et ma foi, ça donne un très bon résultat ;-) 

Le domaine travaille en bio (+  bio-dynamie non officielle), sans levure exogène, et avec juste ce qu'il faut de SO2. Les extractions sont douces (uniquement pigeages) et l'élevage se fait dans des demi-muids Stockinger qui boisent peu les vins. 

Le 2012 se boit déjà très bien – les tannins sont d'une grande finesse – même s'il est conseillé d'attendre au moins 5 ans avant d'y toucher, histoire qu'il gagne en complexité.


Louison et Léopoldine 2012 : ce vin provient de la parcelle jouxtant la maison de Pacal et Sophie Lucin-Douteau, propriétaires de Clos Louie. Elle a un voisinage prestigieux, puisqu'à quelques centaines de mètres au sud, l'on trouve les vignes de Valandraud (1er GCC de Saint-Emilion) et de Fleur Cardinale (Grand Cru Classé). Et juste à l'est, l'Aurage de Louis Mitjaville et Château Mangot.
Essentiellement constituées de Cabernet-Franc complété par du Merlot, elles donnent un vin tout en finesse, avec une grande tension, et surtout un fruit superbe complété par des notes florales. Un pur bonheur qui  ne peut que réconcilier les  bordophobes avec les vins de la région.

Bel Air Marquis d'Aligre


Un de nos clients nous avait signalé il y a quelques mois que les millésimes 2009 et 2010 étaient désormais disponibles chez monsieur Boyer. Après moultes échanges avec le bouillonnant octogénaire, nous avons enfin pu en obtenir quelques caisses. 


Le Margaux 2009 a été dégusté par Bernard Burtschy : "Elégant, fin, racé, d'une très grande longueur, énorme potentiel. Incroyable réussite" (source)


Etant donné l'exceptionnelle qualité du millésime, ne doutons pas  que le Margaux 2010 soit au même niveau, même s'il se livre certainement moins facilement. De toute façon, lorsque Jean-Pierre Boyer estime que le vin n'est pas au niveau, il vend toute la production de l'année au négoce. C'est ce qui est arrivé aux millésimes 2006, 2007 et 2008 !...



Clos du Jaugueyron


Encore un Margaux 2010, mais ne provenant pas du même secteur de l'appellation. Alors que BAMA est sur la zone la plus froide et argileuse, Jaugueyron est situé sur des parcelles sablo-graveleuses. Cela donne sur 2010 un vin qui réussit à être à la fin et très dense, doté d'une grande fraîcheur. Il est conseillé de la garder une paire d'années avant de le boire (si vous êtes pressés, ouvrez plutôt Nout) mais si vous cédez à la tentation, vous devriez tout de même y trouver votre compte.


SUD-OUEST

Mas del Périé


Fabien Jouves avait fait des essais (concluants) de non-sulfitage sur La pièce et les Acacias. Sur 2013, il récidive avec Les Escures. Franchement, il faut savoir que c'est du "sans soufre" car la couleur, l'expressivité du fruit, la tenue à l'air sont celles d'un vin classique, sans aucun défaut oenologique détecté. Il faut dire que le Malbec est riche en matières anti-oxydantes...

VINS ÉTRANGERS

Nous élargissons progressivement notre gamme de vins étrangers, car il nous semble essentiel pour un dégustateur de découvrir des vins qui sortent de son ordinaire oenologique. Nous pensons aussi aux clubs de dégustation, aux écoles professionnelles en sommellerie ou en viti-oeno qui nous font confiance. Ils pourront ainsi glisser dans une dégustation Syrah une Shiraz australienne d'une qualité autre que le Yellow tail que l'on peut trouver chez Nicolas ou en grande distribution.

Il peut être aussi intéressant de faire déguster à l'aveugle un Mencia espagnol, à dix mille lieues des clichés que de trop nombreuses personnes ont sur les vins ibériques.

Nous avons aussi fait le choix de prendre un vin chilien 100 % Carmenère, histoire de présenter un style différent celui du Clos Ouvert (la grande Vie dure)

AUSTRALIE

Maverick


Le Twins Barossa Shiraz 2008 demande à être bu dès l'ouverture pour être appréciée sur le fruit. Là, c'est vraiment très beau, soyeux, avec des notes de framboise agrémentées d'épices et de cacao. Avec l'aération, on revient à un vin australien plus traditionnel, plus riche, avec un élevage plus marqué. 


Breechens Barossa Shiraz 2010 : pas encore dégusté...

ESPAGNE

Grégory Perez

D'une façon générale, le Français est persuadé que tous les vins du Sud de l'Europe sont trop riches pour son palais délicat. En fait, ce n'est quasiment jamais le cas avec les vins italiens – y compris les plus méridionaux comme ceux de Sicile – et loin d'être systématique en Espagne (mais tout de même nettement moins rare qu'en Italie). Avec le cépage Mencia cultivé dans la région de León, nous sommes à l'antithèse totale de l'image que l'on a du vin espagnol. Contrairement à ce qui se fait dans la Rioja ou en Ribera del Duero, les longs élevages en fûts de chêne américain sont peu fréquents. Au contraire, on y  pratique plutôt des élevages courts en cuve pour préserver le fruit et la fraîcheur. Et ce cépage, cultivé sur des sols schisteux/sableux à 500-700 m d'altitude n'en manque pas. Bref, au risque de nous faire houspiller par les puristes, on pourrait dire que le Mencia – qui est aussi bien un cépage qu'une appellation –  est un peu le "Bourgogne" espagnol.


Grégory Perez (à gauche) est natif de Bordeaux. Il a rencontré sur les bancs de l'école d'oenologie Eduardo Garcia, le fils du vinificateur de Vega SiciliaMariano Garcia. Au début des années 2000, il collabore avec ce dernier pour produire le must de l'appellation Bierzo, Paixar. On est alors à l'époque des vins sur-concentrés et boisés. Le jeune oenologue finit par s'en lasser et décide d'acheter 5 ha en Bierzo pour produire son propre vin, avec l'idée de privilégier le fruit et l'expression des cépages locaux (levures indigènes, cuve, travail des sols).


La cuvée Brezo est issue de raisins qu'il a acheté chez des voisins et qu'il a vinifiés (afin d'avoir un plus gros volume de vins à vendre). Elle provient de vignes âgées de 30 à 60 ans, sur des sols schisteux et sablo-argileux à 550 m d'altitude. Elle est vinifiée et élevée sur lies en cuve inox. 

Celle-ci demande un bon carafage de 2-3 heures, mais une fois fait, c'est de la bombe !

Escoda


Els Bassotets 2013 est la version "jeunes vignes" de Els Bassots. C'est néanmoins un chenin passionnant qui ne ressemble à nul autre. Une robe or rose. Un nez sur la pêche de vigne, le coing et la fleur d'oranger. Une bouche douce et aérienne, caressante qui rappelle dans sa texture le magique Pucelles de Meyer. Par contre, le Chenin reprend ses droits en finale avec une belle amertume sur le coing et l'écorce d'orange (amère, évidemment).


ITALIE

Cascina degli Ulivi




Stefano Bellotti est l'un des vignerons présentés dans le dernier film de Jonathan Nossiter, Résistance naturelle. Celui-ci n'a pas attendu que le bio soit à la mode pour s'y mettre, puisqu'il a démarré la biodynamie en 1984 sur son domaine Cascina degli Ulivi. Le voici en video :




Il est situé en Ligurie, entre Gênes et Milan (ou entre le Piémont et la mer, si vous préférez). En blanc, c'est le Cortese qui règne en maître depuis la replantation post-phylloxérique, tandis qu'en rouge on trouve le Nibiô (une vieille variété de Dolcetto à la rafle rouge)  et la Barbera.

Nous venons de rentrer une bonne partie de sa gamme. Lorsque nous aurons dégustés les différents vins, nous vous en reparlerons sur le blog, évidemment.

Les blancs
(sans sulfite ajouté)


C'est déjà le cas de  Simplicemente Vino Bianco 2013. Il porte parfaitement son nom. Un vin pas prise de tête d'une irrésistible torchabilité, pas trop marqué nature à condition de le boire dans la journée. Plus de détails ICI.


Filagnotti 2011 est à base du même cépage que le vin précédent (le Cortese) mais provient d'une parcelle de vignes plus âgées apportant plus de concentration. Comme tous les vins du domaine, aucun sulfite n'est ajouté, y compris à la mise.


Toujours du Cortese avec le Montemarino 2009, mais plus concentré et plus évolué, avec des notes de fruits confits et secs. L'Overnoy italien ;-)

Les rouges 
(peu ou pas sulfités)


Simplicemente Vino rosso 2013 : la même buvabilité que le blanc... mais en rouge !


Nibiô 2006 est un pur Nibiô, une variété de Dolcetto avec une rafle rouge, présente dans la région depuis plus de 1000 ans. Il est vinifié et élevé en foudre d'acacia sans le moindre ajout de sulfite,  y compris à la mise. 


Mounbè 2006 est un assemblage de Barbera (85 %), Dolcetto (10 %)  et d'Ancellotta (10 %). Cette cuvée était autrefois en Barbera di Piemonte, mais Bellotti a fait le choix de ne faire plus que des vins de table. 

Si vous comprenez l'anglais, faites un tour  ICI. C'est très intéressant

Vittorio BERA


Nous n'avions pour l'instant que l'excellent Moscato d'Asti qui a fait la renommée de ce producteur piémontais. Mais ses vins rouges valent aussi le détour, qu'ils soient issus du cépage Barbera ou du le Dolcetto.


Le Bricco della Serra 2009 est un pur Dolcetto.La vinification se fait en cuve sans ajout de levure, avec une macération de plusieurs semaines. L'élevage se poursuit en cuve pour préserver le fruit. Vin non filtré. Beaucoup de fruits, du peps, de la fraîcheur, et encore mieux ... de l'émotion :-)  


Barbera d'Asti Ronco Malo 2010 : vous l'aurez deviné. Cette cuvée est 100 % Barbera, issue d'une parcelle marno-calcaire lui apportant de la puissance. La vinification se fait en cuve sans ajout de levure et de sulfites, avec une macération de plusieurs semaines. Puis l'élevage se poursuit en fûts usagés pour arrondir les tannins. Plus concentré que la plupart des vins issus de Barbera, il n'en reste pas moins une bombe de fruits rouges et noirs, bourrée de fraîcheur et d'épices, qui gagnera en complexité avec le temps (encore faut-il réussir à ne pas tout boire avant...) 


Signalons aussi le retour des deux "petites" cuvées de nos papis italiens :


(lire l'article ICI)


(lire l'article )

Mais aussi du très surprenant


(pour en savoir plus sur ce vin, c'est ICI)

CHILI

Errazuriz


Comme expliqué un peu plus haut, nous souhaitions ajouter à notre collection de vins monocépages une Carmenère qui soit vinifiée "classiquement" (alors que la Grande vie dure est typée "nature"). Errazuriz est l'un des plus anciens producteurs du Chili (installé en 1870) et planta de la Carmenère dès cette époque (en franc de pied). Cette cuvée  un assemblage de vignobles de deux vallées : Maipo (climat frais) et Aconcagua (méditerranéen). Le vin pourrait presque passer pour un vin de Bordeaux (d'où est originaire la Carmenère), avec son nez sur les fruits noirs, le cacao et les épices grillés, rafraîchis par une touche mentholée. La bouche est fine et élégante, avec de la tension et de la fraîcheur. La finale est savoureuse, avec un léger toasté. Pour en savoir plus sur le Carmenère, cliquer ICI.

Pierre-Antoine Luyt


Avec le Pipeño Portezuelo 2013, on rentre dans un tout autre monde. Il est 100 % Pais, le cépage amené par les Espagnols au XVIème siècle, et toujours présent au Chili pour la production des "petits vins" locaux. Le raisin est éraflé à l'ancienne avec des tamis, puis il est vinifié en cuve ouverte et élevé dans des fûts appelés pipas (d'où Pipeño).


Le résultat ne ressemble à rien de connu sous nos contrées. Un vin à la fois léger et intense, avec une finale jouissivement rustique sur la terre, les herbes de garrigue et la cendre. Bref, un vin étonnant, tout en ne tombant pas trop dans le bizarre (plus de détails ICI). Ah oui, on oubliait : la bouteille fait 1litre et non 75 cl.


L'assemblage de Primavera 2012 est certainement unique au monde. Jugez plutôt : 35% Pais, 35% Carignan, 15% Cinsault, 10% Cabernet Sauvignon, 5% Syrah Merlot. Le tout est vinifié et élevé en cuve pour préserver le fruit, avec juste un peu de SO2 à la mise en bouteille.


La grande vie dure 2013 : la "grande vidure" était le nom de la Carmenère dans le Bordelais au XVIIIème siècle (la "petite vidure" étant le Cabernet Sauvignon). Cette cuvée 100 % Carmenère est très différente de celle d'Errazuriz, plus dans l'esprit que ce que ferait Antony Tortul de la Sorga s'il déménageait en Amérique du Sud ;-)

Retour des "classiques" de Louis-Antoine Luyt :





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