vendredi 17 novembre 2017

C'est l'heure de la Cantina !


Non, vous n'allez pas manger du poisson pané et des épinards. Mais boire un vin blanc corse. C'est mieux, non ? La Cantina di Torra, c'est le nom définitif du domaine de Nicolas Mariotti-Bindi. Après avoir "squatté" au domaine Leccia où il était chef de culture, il a maintenant son propre chai ... et le nom qui va avec. 

Les anciennes cuvées (Porcellese, Mursaglia) sont toujours d'actualité. La Cantina di Torra blanc 2016 est la nouvelle entrée de gamme du domaine (existe aussi en rouge). Elle provient de coteaux argilo-calcaires de Patrimonio. L'année prochaine, devrait apparaître une cuvée Carco (si, si). 

La robe est jaune très pâle, aux reflets argentés.

Le nez est fin et profond, sur le fenouil confit et la pâte d'amande, rafraîchis par une pointe de citron et des notes de pierre humide.

La bouche est sphérique, aérienne, d'une fraîche délicatesse, avec une matière limpide, subtile, et une aromatique faisant songer à une version allégée du lemon curd mêlée à une infusion de cailloux.

La finale dévoile une fine mâche où l'on retrouve le fenouil, l'amande, la (toute) petite pointe citronnée. C'est finalement le fenouil qui l'emporte, souligné par de légères notes salines.

Il faut trouver la bonne température de service, car le bébé pèse tout de même 14.6 % vol. (sans être déséquilibré). Trop froid, l'alcool ressort. Trop chaud, aussi... 12-13°, ça me paraît bien. 



jeudi 16 novembre 2017

Pu(e)reté absolue !

Torcuato Huertas a travaillé toute sa vie à la campagne principalement dans la culture des olives et des arbres fruitiers. Il s'est intéressé au vin début des années 80 lorsqu'il est venu aider à tailler chez Manuel Valenzuela de Baranco oscurro, devenu un peu son mentor. Torcuato voulait suivre la tradition de son grand-père et l'améliorer. L'influence de Manuel a été énorme et se retrouve dans le respect de la nature, et la curiosté pour de nouveaux cépages et des vinifications innovantes, avec la recherche de l'authenticité dans chaque bouteille.

A l'instar de son mentor, les vignes sont haut perchées : entre 900 et 1200 m d'altitude. Puer est un assemblage de 22% Merlot, 22% Cabernet Sauvignon, 22% Syrah, 22% Cabernet Franc, 12% Tempranillo (oui, ça fait bien 100 au total). Il n'en existe pas de tel en France, même hors appellation. 

La robe est pourpre sombre, à la limite de l'opaque ...  mais pas totalement. 

Le nez est très expressif, sur la cerise noire, la myrtille, avec une pincée de cacao et un soupçon de ciste et d'eucalyptus, juste pour apporter une grande fraîcheur aromatique (qui ne vous quitte pas du début à la fin). 

La bouche est ronde, ample, invasive même, avec une matière veloutée à la densité impressionnante. Mais c'est la pureté et l'expressivité du fruit qui épatent le plus. Il y a ce côté franc, "brut de cuve". Brut tout court d'ailleurs. Car on est loin du vin de fillette : y a des tannins, et pas qu'un peu. Mais d'une part, ils sont mûrs et bien intégrés. Et d'autre part, le reste est tellement réjouissant qu'on passe outre. 

La finale a une mâche puissante qui est dans le prolongement du reste, avec un fruit d'une rare gourmandise, et une fraîcheur aromatique qui mériterait de faire école. À signaler qu'à aucun moment n'apparaît la moindre déviance aromatique. C'est d'une pureté TOTALE. Ce qui n'exclue absolument pas d'y prendre beaucoup de plaisir (sauf les poneyphiles exclusifs). 

La puissance de ce Puer exclut de le boire pour l'apéro. Par contre, avec une daube, de l'agneau de 7 heures ou un enchaud de porc, on devrait être pas loin du pied intégral... 



mercredi 15 novembre 2017

Sancerre 2016 : un très bel équilibre


Il est probablement un peu prématuré pour ouvrir cette bouteille de Sancerre 2016 de Gérard Boulay. Mais j'avais lu ici et là que ce millésime était très agréable à boire. C'était surtout l'occasion de vous rappeler que nous avons reçu il y a quelques semaines les cuvées parcellaires du domaine : Clos de Beaujeu, Monts Damnés, Comtesse et la Côte. Pour l'instant, il reste un peut de tout, mais, les fêtes arrivant, ça ne va pas durer... 

La robe est or pâle, brillante.

Le nez est fin, aérien, sur le zeste frais de citron, le pomelo, la craie humide et (juste) une petite touche de bourgeon de cassis. Un peu de menthe, aussi. 

La bouche est ronde, fraîche, d'une pureté évidente, avec une très fine acidité qui apporte juste ce qu'il faut de tension et une aromatique naviguant entre l'agrume, la sauge et la menthe poivrée.  Un très léger perlant souligne le tout, donnant encore un peu plus de peps. 

La finale dévoile une fine mâche crayeuse, mêlant l'écorce de pomelo et la menthe, la noble amertume à une dessoiffante astringence, avec une persistance sur des notes citronnées. 


mardi 14 novembre 2017

Beaujolais 2017 : lequel choisir ?


Les amateurs de vins ont tendance à mépriser l'arrivée du Beaujolais nouveau chaque troisième jeudi de novembre. Il faut dire que ce n'est pas vraiment le fleuron de la production viticole nationale qui est mis en avant (c'est pourtant hélas le seul moment où l'on parle un peu de vin dans les médias). Cet évènement peut être néanmoins l'occasion de re-découvrir à quoi ressemblait le vin avant l'usage du soufre au XVIIème siècle. C'est en effet ce dernier qui a permis de prolonger l'élevage des vins et de s'aventurer à produire des vins de garde Avant, c'était la norme de commercialiser le vin de l'année au moment de la Saint-Martin (début novembre).  À cette époque, c'était certainement la période où il se goûtait le mieux, car il devait ensuite partir assez rapidement en vrille...

Les 4 vins que nous vous proposons sont "faits à  l'ancienne", sans le moindre intrant. Vous pouvez ainsi remonter le temps tout en restant tranquillement chez vous. C'est l'occasion  de constater ce qu'a pu apporter aux vins l'œnologie depuis quelques siècles. Peut-être a-t-on un peu perdu  en "naturel", mais nous avons beaucoup gagné en complexité et expression du terroir. C'est pour cela que j'ai parfois un peu de mal avec certains ayatollahs du vin naturel qui vous expliquent que c'était mieux avant. Franchement, si tous les vins ressemblaient à du Beaujolais nouveau, je crois que je changerais de métier, car je n'aurais pas matière à m'enthousiasmer au quotidien....



La robe est rubis translucide tirant vers le violacé. 

Le nez est plutôt discret sur des notes de petits fruits rouges et de rafle, avec une pincée d'épices. 

La bouche est élancée, avec une matière fine, souple, fraîche où l'on retrouve le fruit et les épices, avec une touche lactée. 

La finale a une mâche gourmande, avec juste ce qu'il faut de poivre et de floral, se terminant sur des notes minérales/salines. 

Pour l'instant, c'est bon. Dans six mois, ça devrait être très bon. 



La robe est pourpre bien sombre, à peine translucide.

Le nez est dominé par la violette et la terre fraîchement retournée. Un peu de poivre et de rafle, aussi.

La bouche est toute aussi élancée, mais avec une matière plus dense, plus séveuse, avec un fruit un peu moins présent au profit de la "minéralité".

La finale a une mâche plus puissante, plus épicée, aussi. C'est encore un peu serré, mais très prometteur. Là aussi, aucun doute que ce sera meilleur au printemps prochain.



La robe est grenat sombre translucide.

Le nez est plus expressif, avec les notes lactées qui dominent, soulignées par le poivre. 

La bouche est plus ronde qu'élancée, avec une matière veloutée enveloppante, entre notes lactées, poivrées et minérales.

La finale gagne en intensité et en tonicité  : c'est pêchu, ça trace, avec un côté juteux des plus sympas. On monte sérieusement d'un cran (et là aussi, ça devrait être nettement meilleur dans quelques mois). 



La robe est rubis sombre translucide.

Le nez est fin, frais, épicé, entre fruits rouges bien mûrs et notes sanguines/ferreuses. 

La bouche est la plus élancée de la bande, avec une matière ample, élégante, aérienne, pleine d'énergie. Et c'est en place, prêt à être bu. 

La finale combine malicieusement amertume et astringence : il y a de la niaque, des épices, du sanguin/ferreux. C'est déjà p... bon. Il faut en profiter, car on ne sait pas de quoi sera fait demain... 

lundi 13 novembre 2017

Les herbes hautes : classe et canaille !


L'année dernière, Herbes hautes avait un profil "barralien": son acidité volatile haut perchée pouvait enthousiasmer ou déplaire. Sur le millésime 2015, cette cuvée est moins clivante, même si elle joue des  registres antagonistes. Sa bipolarité gustavive devrait lui assurer une belle popularité. D'autant que le prix (8.50 € *) est des plus raisonnables au vu de ses arandes qualités. Goûtez. Vous comprendrez...

La robe est grenat sombre translucide, avec des reflets violacés.

Le nez allie richesse et fraîcheur, mêlant les fruits noirs confits aux notes résineuses de garrigue, avec une pincée d'épices. Le tout est des plus harmonieux et limite envoûtant (je vais aller chez le marabout...).

La bouche est longiligne, avec une tension qui apparaît dès l'attaque et ne vous lâche plus. La matière est toutefois ample, enveloppante, d'abord soyeuse puis rapidement veloutée, et même un peu plus tannique ensuite. Le vin réussit l'exploit d'être à la fois canaille et classe (alors que normalement, c'est l'un OU l'autre).

La finale confirme cette dualité : d'un côté imposante/sérieuse, de l'autre fruitée, extravertie, séveuse, avec de la confiture de cerise, des herbes, des épices, de la réglisse... Le tout avec une fraîcheur assez incroyable, très Italian style. Et ça se prolonge longuement sur le ciste et l'eucalyptus.  Tout pour me plaire. 

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* avec un tarif dégressif : 7.95 par 6, 7.50 € par 12, 7 €par 24




vendredi 10 novembre 2017

Pépettes la paradoxale


Cette cuvée Les Pépettes est paradoxale à triple titre : son nom laisserait penser qu'il faut plein de pépettes (de sous !) pour se l'offrir. Alors que pas du tout : elle ne coûte que 6 €, ce qui en fait l'un des blancs les moins chers de notre site. L'autre paradoxe, c'est que lorsqu'on a le nez dessus, on a l'impression d'avoir un Muscat de Rivesaltes, tellement c'est mûr et éclatant. Alors que pas du tout : c'est sec de chez sec (sans être trop sec, hein). Le troisième paradoxe, vous le découvrirez un peu plus bas. Il faut ménager ses effets, non ? 

La robe est or pâle, brillante. 

Le nez est une explosion d'arômes, sur des notes muscatées, de fleur d'oranger et de pamplemousse rose (le fruit plus que l'écorce). 

La bouche est ronde, croquante, pleine de fraîcheur et de peps (léger gaz carbonique). Un véritable feu d'artifice gustatif, pour tout dire : ça pétarade dans tous les sens, tout en gardant une belle  harmonie globale : non seulement le fan de vins sobres que je suis n'est pas déstabilisé, mais ne peut s'empêcher d'adorer ça – même si j'ai un peu honte, j'avoue...  (c'était le troisième paradoxe).

En finale, on gagne encore en intensité (si, si) avec le Muscat qui vous (pé)pète en bouche , renforcé par des notes florales (rose, fleur d'oranger) et l'amertume de l'écorce d'agrume. C'est d'une jouissive violence. Mais quand on aime ça, on en redemande... Et on est généreusement servi !

Ce vin peut être bu juste pour lui même à l'apéro (avec du jambon cru), mais il devrait aussi accompagner avec bonheur des plats exotiques contenant du lait de coco, de la coriandre et du gingembre. 



jeudi 9 novembre 2017

Et si l'on revenait aux anciens francs ?


En dehors de la Loire, il n'y a pas beaucoup de cuvées 100 % Cabernet Franc, surtout issues de très vieilles vignes. Beaucoup ont disparu avec le gel de 1956, et ont été remplacées par des sélections clonales de moindre intérêt. La parcelle n°A 252 est une rescapée. Elle est située sur des sols argilo-calcaires (plus calcaire qu'argileux) qui apportent du fond et de la fraîcheur, d'autant que les vignes  ont eu des décennies pour y plonger leurs racines.

Perso, vous commencez à me connaître, j'aurais rêvé d'une matière un peu moins concentrée et élevée en jarre (ou autre matériau neutre). Ceci dit, je ne peux qu'être admiratif du travail réalisé : c'est vraiment du bel ouvrage !

La robe est pourpre sombre translucide.

Le nez est classieux, sur la crème de cassis, le tabac hollandais, avec une pointe de menthol et une lichette de pain grillé.

La bouche est élancée, avec une matière veloutée d'une impressionnante densité qui vous envahit le palais, délivrant un fruit frais et intense. Ce n'est clairement pas un vin de fillette, mais il n'évoque non plus le déménageur tatoué. Plutôt Schwarzenegger en smoking (quand il était jeune et vaillant).

La finale est puissante, avec des tannins musclés – mais charmeurs –  et toujours cette crème de cassis, mentholée  à souhait, qui dure. Et dure encore.  Le Cab' dans toute sa splendeur !


mercredi 8 novembre 2017

Pierre Ménard, le retour...


Certains d'entre vous attendaient certainement le retour des vins de Pierre Ménard. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il y a toujours aussi peu de bouteilles disponibles de Quart des Noëls. La bonne, c'est qu'il y a deux nouvelles cuvées issues du Clos des Mailles, une parcelle que Pierre a repris en 2016. 

Vous le lirez ci-dessous : le profil des vins est un peu différent des années précédentes. On est sur une aromatique bien mûre, évoquant plus les demi-secs de Touraine (style Huet) que les vins d'Anjou. Il y a heureusement de très belles acidités qui apportent l'équilibre et la tension nécessaires. Ceci ci-dit, il n'y a pas tant que ça de sucres résiduels (entre 4 et 7 g/). On est loin de vins de desserts. Mais leur profil aromatique orientera vers des accords gastronomiques un peu différents : cuisine thaïe, ris de veau aux agrumes confits, tajines... 



Laïka 2016 (17.50 €)

100 % Sauvignon sur schistes

La robe est jaune pâle, brillante.

Le nez est plus typé Chenin que Sauvignon, sur les fruits blancs bien mûrs (poire au sirop, pomme chaude), le miel et les épices grillés.

La bouche est pure et élancée, alliant la tension du schiste et une matière dense et mûre, profonde. Avec l'aération, il gagne en minéralité, tournant au "jus de caillou".

La finale dévoile une fine mâche tonique, relevée par une légère amertume et des notes d'agrumes confits (pomelo) et de poire.



100 % Chenin sur schistes

La robe est jaune paille, brillante.

Le nez est bien mûr, sur la pomme tapée, le coing, le miel de châtaignier et des notes finement grillées/toastées.

La bouche trace sévère, très mosellane dans l'esprit,  avec une acidité tranchante comme un sabre laser et une matière concentrée, limite confite, plus proche d'un liquoreux que d'un sec (il y a 4 g/l de sucres résiduels.).

La finale est franche, nette, avec toujours cette aromatique de fruits blancs mûrs/confits et une noble amertume qui apporte la niaque nécessaire pour aboutir à un bel équilibre. Belle persistance sur le coing confit.




100 % Chenin sur schistes


La robe est proche du précédent. 

Le nez fait encore plus liquoreux, sur le coing et l'agrume confits, des notes de botrytis, et une touche de fumée.

La bouche est encore plus tendue tout en étant plus élégante, avec une matière très concentrée... sans en avoir l'air. Classe, quoi. Le registre aromatique reste dans l'ultra-mûr/confit ... tout en restant (quasi) sec, là aussi. 

La finale est riche, généreuse, mais en même temps fraîche, délicieusement amère, avec toujours ce mix agrume/coing confits qui persiste agréablement (6 g/l de sucres résiduels).



Pluton 2016 (39.50 €)

100 % Chenin sur schistes riches en phtalites

La robe est proche, peut-être un chouïa plus intense.

Le nez est plus aérien, tout en restant sur un registre confit, avec en bonus des notes grillées/beurrées très séduisantes.

La bouche gagne encore en tension, ampleur et élégance, avec un surcroît de rondeur  et de maturité. On a vraiment l'impression de boire un liquoreux... tout en n'ayant que 7 g/l de sucres résiduels. 

La finale est très intense, d'une impressionnante richesse, mais en même temps élégante, aérienne, avec des amers jouissifs (y peuvent, à 39.50 € la quille...) qui perdurent longuement. Grand vin. 


Cosmos 2016 (23.50 €)

La robe évoque l'or en fusion. 

Le nez est magnifique, sur l'orange confite, la mangue, l'ananas, le fruit de la passion, avec une grande sensation de fraîcheur.

La bouche est tendue sans être raide, avec une matière riche, intense, voluptueuse, équilibrée par une acidité qui vous vrille l'âme. 

La finale est splendide, totalement baroque/décadente, et en même temps cristalline, d'une inouïe fraîcheur. Les sucres sont déjà parfaitement intégrés grâce au duo acidité/amertume (écorce d'orange amère). À mourir... 

lundi 6 novembre 2017

Toujours aussi folle...


Cela faisait un petit bout de temps que je me demandais quand arriverait le 2016 de la Folle noire d'Ambat. Eh bien, ça y est  : il est  parmi nous ! On poursuit sur la lancée des millésimes précédents avec plus de finesse et de fraîcheur qu'auparavant. Après, ça reste de la Négrette, avec toute la folie qui va avec. Si vous cherchez un vin moins exubérant et fumé, on peut vous trouver autre chose en boutique. 

La robe est pourpre sombre translucide. 

Le nez est puissant, tout en restant aérien, sur des notes de fumée, de poivre, puis avec l'aération, de fruits noirs (myrtille, sureau), de violette et même un peu de rose. 

La bouche est élancée, avec une matière soyeuse gagnant progressivement en densité et une fraîcheur tonique contrebalancée par une palanquée d'épices (poivre, girofle, cubèbe...). L'ensemble est harmonieux et digeste.

La finale a une légère mâche marquée par les épices et les notes ferreuses/sanguines, se prolongeant sur le lard fumé et le poivre

PS : pour certains amateurs avec qui j'ai achevé cette bouteille, le fumé/poivré est un peu trop insistant en bouche comme en finale,  et leur gâche le plaisir. Perso, il ne me dérange pas.