mercredi 18 juin 2014

L'insolite : de l'amour en bouteille !


On ne parle pas assez des vins de Frédéric Palacios, et c'est un tort. Car ils méritent vraiment d'être mis en avant. Situé dans les Côtes de Malepère, l'AOC languedocienne la plus éloignée de la Méditerranée, il bénéficie d'un climat plus frais, et disposent de cépages plus "atlantiques". Cette cuvée L'insolite ne peut avoir l'appellation car c'est .un monocépage (alors que l'assemblage est la règle). Nous avons affaire à un pur Malbec, ce qui est rarissime dans la région (d'où insolite). Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas goûtée (c'était ICI, avec le même millésime 2010, tout jeune, alors). Et il est resté d'une jeunesse incroyable. 

La robe est  toujours d'un pourpre violacé opaque, avec des larmes qui teintent le verre.

Le nez est puissant et profond, gourmand et sensuel, sur la crème de mûre, la violette, l'encens, et une pointe d'épices.

La bouche est ample, généreuse avec une matière dense et veloutée, bien épicée et une fraîcheur fruitée revigorante.

La finale est tonique, aux tannins fermes mais bien mûrs, et des épices à revendre (qui n'en veut ?)

Bref, un Malbec riche et généreux, sans rusticité, qui sera parfait avec une côte de boeuf cuite sur la braise.

Je vais m'autociter pour la conclusion, car ce que j'avais écrit en 2012 sur le vigneron était ma foi pas trop mal : "certains ont pu décrire une trame commune entre les différents vins de Frédéric Palacios, attribuée au terroir. Il est là, sans aucun doute, d'autant que Frédéric Palacios fait tout pour le mettre en valeur. Mais j'ai envie d'y voir avant tout une liberté totale, hors de tout carcan oenologique, et une générosité pas croyable. Ces vins, c'est de l'amour en bouteille ! 

 Tout ça me fait penser à un article très récent d'une autre vigneronne qui a reçu il y a quelques jours un appel ému d'une personne qui a bu l'un de ses vins. Elle écrivait : "on touche là au but ultime de notre travail, donner un instant particulier à une personne que l’on ne connait pas mais qui va, à travers cette boisson magique qu’est le vin, ressentir un terroir, un travail, une philosophie." Eh bien voilà, elle a a tout dit. Le plus drôle dans l'histoire, c'est que que la première personne qui m'a dit "il faut goûter les vins de Frédéric Palacios", c'est précisément cette vigneronne... Je t'embrasse, Corinne ! "


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